Braver les tempêtes de la vie

Actes 27.6-28.10
Là, ayant trouvé un bateau d’Alexandrie qui allait en Italie, l’officier nous y a fait monter. Pendant plusieurs jours nous avons navigué lentement, et ce n’est pas sans difficulté que nous sommes parvenus à la hauteur de Cnide, où le vent ne nous a pas permis d’aborder. Nous avons alors doublé le cap Salmoné pour passer au sud de la Crète. Nous avons longé l’île avec peine et sommes arrivés à un endroit appelé Beaux-Ports près de la ville de Lasée.
Un temps assez long s’était écoulé et la navigation devenait dangereuse, car l’époque même du jeûne était déjà passée. C’est pourquoi Paul a donné cet avertissement: « Mes amis, je vois que la navigation ne se fera pas sans dommages et qu’il y aura beaucoup de pertes, non seulement pour la cargaison et pour le bateau, mais encore pour nous-mêmes. » Mais l’officier se fiait plus au capitaine et au patron du bateau qu’aux paroles de Paul.

Comme le port n’était pas approprié pour hiverner, la plupart ont été d’avis de le quitter pour essayer d’atteindre Phénix, un port de Crète orienté vers le sud-ouest et le nord-ouest, afin d’y passer l’hiver. Un léger vent du sud s’est mis à souffler et, se croyant maîtres de leur projet, ils ont levé l’ancre et ont longé de près l’île de Crète. Mais bientôt un vent violent, qu’on appelle Euraquilon, s’est déchaîné. Le bateau a été entraîné sans pouvoir résister au vent et nous nous sommes laissé emporter à la dérive.
Alors que nous passions au sud d’une petite île appelée Cauda, nous avons eu beaucoup de peine à nous rendre maîtres du canot de sauvetage. Après l’avoir hissé à bord, ils ont utilisé les cordages de secours pour ceinturer le bateau. Dans la crainte d’échouer sur la Syrte, ils ont abaissé les voiles, et c’est ainsi qu’ils se sont laissé emporter par le vent.
Comme nous étions violemment battus par la tempête, le lendemain ils ont jeté la cargaison à la mer, et le troisième jour ils ont jeté de leurs propres mains les agrès du bateau. Le soleil et les étoiles ne nous sont pas apparus pendant plusieurs jours et la tempête a été si forte que, finalement, nous avions perdu tout espoir d’être sauvés.

On n’avait pas mangé depuis longtemps. Alors Paul, debout au milieu d’eux, leur a dit:
« Mes amis, il aurait fallu m’écouter et ne pas quitter la Crète, afin d’éviter ces dommages et ces pertes. Mais maintenant, je vous invite à prendre courage, car aucun de vous ne perdra la vie; seul le bateau sera perdu. En effet, un ange du Dieu auquel j’appartiens et que je sers m’est apparu cette nuit et m’a dit: ‘Paul, n’aie pas peur! Il faut que tu comparaisses devant l’empereur, et voici que Dieu t’accorde la vie de tous ceux qui naviguent avec toi.’ C’est pourquoi, mes amis, prenez courage! J’ai confiance en Dieu: tout se passera comme cela m’a été dit. Nous devons toutefois échouer sur une île. »

La quatorzième nuit, vers le milieu de la nuit, alors que nous étions ballottés sur l’Adriatique, les marins ont supposé que l’on approchait d’une terre. Ils ont jeté la sonde et trouvé 36 mètres de profondeur. Un peu plus loin, ils l’ont de nouveau jetée et ont trouvé 27 mètres. Dans la crainte d’échouer sur des récifs, ils ont jeté quatre ancres à l’arrière du bateau et attendu le jour avec impatience. Mais, alors que les marins cherchaient à s’échapper du bateau et mettaient le canot à la mer sous prétexte de jeter les ancres situées à l’avant, Paul a dit à l’officier et aux soldats: « Si ces hommes ne restent pas sur le bateau, vous ne pouvez pas être sauvés. » Alors les soldats ont coupé les cordages du canot et l’ont laissé tomber.
Avant que le jour se lève, Paul a encouragé tout le monde à prendre de la nourriture en disant:
« C’est aujourd’hui le quatorzième jour que vous êtes dans l’attente sans manger, sans rien prendre. Je vous invite donc à prendre de la nourriture, car cela est nécessaire pour votre salut et aucun de vous ne perdra un cheveu de sa tête. »
Après avoir dit cela, il a pris du pain, a remercié Dieu devant tous, puis il l’a rompu et s’est mis à manger. Alors tous ont repris courage et ont eux aussi mangé. Nous étions 276 personnes en tout sur le bateau. Une fois rassasiés, ils ont allégé le bateau en jetant le blé à la mer.

Au lever du jour, sans reconnaître l’endroit, ils ont aperçu un golfe avec une plage et décidé, si possible, d’y faire échouer le bateau. Ils ont détaché les ancres pour les laisser aller dans la mer et ont en même temps relâché les attaches des gouvernails. Puis ils ont mis au vent la voile d’artimon et se sont dirigés vers le rivage, mais ils sont tombés sur un banc de sable où ils ont fait échouer le bateau. L’avant du bateau s’y est enfoncé et a été immobilisé, tandis que l’arrière se brisait sous la violence des vagues.
Les soldats étaient d’avis de tuer les prisonniers de peur que l’un d’eux ne s’échappe à la nage, mais l’officier, qui voulait sauver Paul, les a empêchés de mettre ce projet à exécution. Il a ordonné à ceux qui savaient nager de se jeter les premiers à l’eau pour gagner la terre et aux autres de s’agripper à des planches ou à des débris du bateau. C’est ainsi que tous sont parvenus sains et saufs à terre.

Une fois hors de danger, nous avons appris que l’île s’appelait Malte. Ses habitants nous ont témoigné une bienveillance peu courante; ils nous ont tous accueillis près d’un grand feu qu’ils avaient allumé, car la pluie tombait et il faisait très froid.
Paul avait ramassé un tas de broussailles et il était en train de les mettre sur le feu quand, sous l’effet de la chaleur, une vipère en est sortie et s’est accrochée à sa main. Lorsque les habitants de l’île ont vu l’animal suspendu à sa main, ils se sont dit les uns aux autres: « Cet homme est certainement un meurtrier, puisque la justice n’a pas voulu le laisser vivre bien qu’il ait été sauvé de la mer. » Mais Paul a secoué l’animal dans le feu et n’a ressenti aucun mal. Ces gens s’attendaient à le voir enfler ou tomber mort subitement. Après avoir longtemps attendu, voyant qu’il ne lui arrivait aucun mal, ils ont changé d’avis et ont déclaré que c’était un dieu.

Il y avait dans les environs des terres qui appartenaient à un dénommé Publius, principale personnalité de l’île. Il nous a accueillis et nous a logés de manière très amicale pendant trois jours. Le père de Publius était alors retenu au lit par la fièvre et la dysenterie. Paul s’est rendu vers lui, a prié, posé les mains sur lui et l’a guéri. Là-dessus, les autres malades de l’île sont venus, et ils ont été guéris.
Ils nous ont rendu de grands honneurs et, à notre départ, nous ont fourni ce dont nous avions besoin.Actes 27.6-28.10

Je ne sais pas si vous avez fait du bateau cet été. J’en fais assez souvent, vous le savez.
C’est merveilleux ! Se trouver là, au milieu de la mer, le soleil qui vient lécher notre peau bronzée !
J’ai même eu l’occasion de voir des bancs de dauphins à l’avant du bateau : moment magique !
Mais le bateau peut aussi être pour certains d’entre nous un véritable calvaire. Je me souviens, j’étais jeune marié, mon beau père nous a amené pour une partie de pêche en mer. La Méditerranée était belle, mais il y avait une légère houle. Nous avons jeté l’ancre, sorti les cannes à pêche et attendu que le poisson morde. Je n’ai jamais été très doué pour ça. Mais c’était bien agréable…jusqu’à ce que, la petite houle fasse son effet…au niveau de mon estomac. Et là, le moment agréable est devenu tout à fait autre chose, le rêve a tourné au cauchemar, mon estomac s’est amusé à passer au-dessus de mon cœur et votre cœur en dessous, j’avais l’impression que mes boyaux se tordaient dans tous les sens, Bref : j’avais l’impression que j’allais mourir tellement j’étais malade.
La seule solution à peu près efficace que j’ai pu trouver, c’est de me coucher pour me mettre à l’horizontale, jusqu’à ce qu’on rentre au port retrouver la terre ferme. Je ne vous raconte pas le soulagement, une fois arrivé à terre.
Une petite houle qui m’a gâché la journée.

Parfois, il n’y a pas besoin de grosse tempête pour nous embêter la vie. Vous savez, la fameuse tempête dans un verre d’eau.
Mais, une mer en furie c’est impressionnant !

Il y a quelques années nous étions partis plonger du côté de Banyuls et, au retour, pendant une heure et demi, nous avons dû affronter des creux de 3 mètres. Les vagues passaient par-dessus la cabine. On se sent très petit et le temps paraît très très long.
Une tempête, une vraie,  personne ne peut la calmer, même pas le capitaine du bateau aussi grande que soit sa compétence, il ne peut que tracer sa route à travers elle jusqu’à ce qu’il arrive à en sortir. Notre capitaine, qui était aussi capitaine des vedettes du secours en mer, donc quelqu’un de très compétent,  nous a dit à moment donné : « j’espère que les moteurs ne vont pas nous lâcher, sinon, on est mal ! ».

Il est aussi arrivé des mésaventures sur mer à l’apôtre Paul en raison d’une tempête gratinée:

« Le soleil et les étoiles ne parurent pas pendant plusieurs jours, et la tempête était si forte que nous perdîmes enfin toute espérance de nous sauver. On n’avait pas mangé depuis longtemps ».v.20-21

Dans notre vie, nous avons parfois un beau ciel bleu où brille un soleil d’été, tout va bien, sur tous les plans. Il faut avouer que si cela arrive, ce n’est malheureusement pas le cas sur toute la longueur de notre vie. Notre vie est à l’image de celle d’un bateau, les tempêtes sont inévitables :

  • Tempête dans la famille : mésentente dans le couple, conflit parents-enfants, veuvage ou même célibat désespérant.
  • Tempête dans les finances : pauvreté, surendettement, difficulté à faire face à toutes les charges tout au long de l’année,
  • Tempête professionnelle : diplôme non obtenu, chômage qui dure au-delà de ce qu’on croyait possible, poste tant convoité qui vous passe sous le nez, chef de service qui vous en fait voir de toutes les couleurs parce que votre tête ne lui revient pas, travail désespérément inintéressant,
  • Tempête dans la santé : douleur, souffrance, diagnostic posé qui fait peur, médecins qui ne savent pas ou plus quoi faire, vieillesse qui amène son lot de handicaps irréversibles…

Nous pourrions continuer la liste, mais je crois que l’inventaire que nous avons fait est largement suffisant pour que nous puissions – chacun de nous – nous reconnaître à un moment de notre vie, sur un point ou un autre. Parfois, nous aurons même l’impression qu’une de ces tempêtes va dépasser notre force et que nous n’y survivrons pas. Elle est trop dure, elle est trop longue !
Malheureusement, il nous faut absolument accepter qu’un jour ou l’autre, la tempête souffle dans notre vie, même si cela nous est extrêmement désagréable et que nous préférerions plutôt «nager dans le bonheur», ce qui est bien humain mais pas réaliste du tout.
Les tempêtes de notre vie sont – que cela nous plaise ou non – dans le plan de Dieu pour nous.

Ça me fait mal de devoir vous dire cela, ce matin, et cela doit aussi vous être désagréable à entendre.
J’aurais pu vous parler de « miel » ce matin, le thème sera plutôt le piment, vous l’avez compris !

Dieu parla à Job du « milieu de la tempête » (Job 38.1 et 40.6). Il a fallu une grande tempête, si terrible que tous ceux qui étaient dedans pensaient en mourir et « faisaient leur dernière prière » pour que Jonas accepte d’obéir (Jonas 1.4-16).
L’apôtre Pierre, celui pour qui Jésus avait dû prier pour que sa foi ne retombe comme un soufflé au fromage, celui qui a eu tellement peur qu’il a dit qu’il ne connaissait pas Jésus : oui, celui-là ! et bien, celui-là a bien compris cette leçon quand il a dit plus tard : «

Bien–aimés, ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver.
Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra.1 Pierre 4.12-13

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus–Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus–Christ d’entre les morts, pour un héritage qui ne se peut ni corrompre, ni souiller, ni flétrir, lequel vous est réservé dans les cieux, à vous qui, par la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps !
C’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable qui cependant est éprouvé par le feu, ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus–Christ apparaîtra, lui que vous aimez sans l’avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d’une joie ineffable et glorieuse, parce que vous obtiendrez le salut de vos âmes pour prix de votre foi.1 Pierre 1.3-9

Personne ne peut nier que l’apôtre Pierre en connaissait « un rayon » de l’épreuve et de ses effets positifs dans sa vie et dans celle des autres. Il nous faut bien reconnaître que ce genre de leçon nous déplaît au plus haut point et a le don de nous « hérisser le poil ». Pourtant, c’est bel et bien dans la Bible et nous ne pouvons pas la contourner continuellement.
Y réfléchir sérieusement et calmement, dans la prière et en communauté, est le seul moyen de ne pas être «dérouté», «désorienté» quand les difficultés sont là.
Pourquoi un Dieu d’amour, mon Dieu à moi, mon Père, le permet – à moi – son enfant ?

Il y a, en fait, plusieurs raisons à cela…

Dieu veut connaître notre cœur

La première raison est, pour Dieu, de voir si nous l’aimons pour Lui-même ou uniquement pour ce qu’Il nous donne. Satan le savait bien quand il a dit à Dieu au sujet de Job : « Et Satan répondit à l’Eternel: Est-ce d’une manière désintéressée que Job craint Dieu ? Ne l’as-tu pas protégé, lui, sa maison, et tout ce qui est à lui ? Tu as béni l’œuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays. Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu’il te maudit en face » (Job 1.9-11).
Moïse dit aussi au peuple réuni devant lui : «Souviens-toi de tout le chemin que l’Eternel, ton Dieu, t’a fait faire pendant ces quarante années dans le désert, afin de t’humilier et de t’éprouver, pour savoir quelles étaient les dispositions de ton cœur et si tu garderais ou non ses commandements ». (Deutéronome 8:2)
Il le répète à nouveau, quelques versets plus loin en ajoutant : « pour te faire ensuite du bien » (Deutéronome 8:16)

Humilier, éprouver : ça alors ?…
C’est aussi la raison pour laquelle Jésus a été emmené au désert pendant 40 jours pour y être tenté, ce n’est qu’après avoir réussi l’épreuve que les anges sont venus à son secours et l’ont servi (Matthieu 4.1-11).

Parfois, il nous peut même nous arriver de croire que « Dieu s’en fiche ! ».

Jésus dormait pendant la tempête, ses disciples ont eu l’impression que leur sort lui était complètement indifférent :

Et voici, il s’éleva sur la mer une si grande tempête que la barque était couverte par les flots. Et lui, il dormait. Les disciples s’étant approchés le réveillèrent, et dirent : Seigneur, sauve-nous, nous périssons !Matthieu 8.24-25

Dans la prière, il nous arrive à nous aussi de dire «tu ne vois pas ce qui m’arrive ? Seigneur, réveille-toi et viens à mon secours». Pourtant, Jésus était là dans la barque, et il est aussi là dans la nôtre. Ne laissons surtout pas nos sentiments nous dominer et nous faire croire qu’Il s’en moque. N’oublions pas que si la barque avait coulé avec les disciples, Jésus aurait aussi bu la tasse avec eux!
Oui, nous mettre à l’épreuve est bien le seul moyen pour Dieu de connaître notre cœur.

Nous connaître nous-même

La deuxième raison concerne notre propre manière de nous percevoir nous-même.notre propre cœur et la profondeur de notre foi.
Imaginons un enfant qui n’aurait eu aucun problème de maths ou de physique à résoudre tout au long de sa scolarité, ni aucune dictée, ni aucun exercice d’anglais ou d’allemand à traduire… Comment peut-il croire être capable de passer les épreuves du bac une fois dans la salle d’examen ?
L’apôtre Paul, tout au long de ses aventures – et mésaventures – avec Dieu, savait très bien où en était sa foi. Aussi, quand l’ange est venu lui dire – de la part de Dieu – qu’il ne leur arriverait pas malheur, il a su se rendre compte que cet ange était bien un « bon ange » et non pas un « esprit séducteur ». Par conséquent, il a eu confiance : « j’ai cette confiance en Dieu qu’il en sera comme il m’a été dit»(v.25). Il s’est alors montré un meneur d’hommes efficace pour donner les bons conseils et sauver tous ceux qui l’accompagnaient.
Sa foi en est ressortie encore plus grande, même quand « le sort s’acharnait sur lui » (28.3-5) : « Paul ayant ramassé un tas de broussailles et l’ayant mis au feu, une vipère en sortit par l’effet de la chaleur et s’attacha à sa main. Quand les barbares virent l’animal suspendu à sa main, ils se dirent les uns aux autres : Assurément cet homme est un meurtrier, puisque la Justice n’a pas voulu le laisser vivre, après qu’il a été sauvé de la mer. Paul secoua l’animal dans le feu, et ne ressentit aucun mal ».
Nous ne pouvons que constater, qu’en cours de route, Paul et ses compagnons ont perdu beaucoup de choses matérielles. Ils ont par contre énormément gagné spirituellement.

Parfois, au cours de notre vie, le Seigneur nous oblige « à perdre » certaines choses, certains avantages, mais en contrepartie, quelle richesse il nous donne sur le plan de la foi, du caractère, de l’expérience, de la maturité.
Dieu est notre Vigneron : Il enlève des branches inutiles, il en greffe d’autres, c’est parfois douloureux mais toujours bénéfique à long terme. C’est en s’entraînant beaucoup que l’on devient champion olympique!

Témoigner de notre foi

La troisième raison est que c’est le seul moyen pour les non-croyants qui nous entourent et nous observent de connaître la profondeur de notre foi et la valeur de notre Dieu en qui nous croyons.

Quand les gens de l’île ont recueilli les naufragés et qu’ils ont vu Paul ainsi accablé, ils l’ont observé bien attentivement. Dieu n’a pas empêché Paul d’être mordu par la vipère, mais il a permis qu’il n’en meure pas. Dieu n’a pas empêché Jésus de mourir sur la Croix mais Il l’a ressuscité des morts.
Du coup, l’évangélisation de l’île a été fulgurante : «Ces gens s’attendaient à le voir enfler ou tomber mort subitement; mais, après avoir longtemps attendu, voyant qu’il ne lui arrivait aucun mal, ils changèrent d’avis (…) Le père de Publius était alors au lit, malade de la fièvre et de la dysenterie ; Paul, s’étant rendu vers lui, pria, lui imposa les mains, et le guérit. Là–dessus, vinrent les autres malades de l’île, et ils furent guéris. On nous rendit de grands honneurs, et, à notre départ, on nous fournit les choses dont nous avions besoin ».

Pierre nous a donné une des recettes les plus efficaces pour l’évangélisation autour de nous : « Ayez au milieu des païens une bonne conduite, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ils remarquent vos bonnes œuvres, et glorifient Dieu, au jour où il les visitera» (1 Pierre 2 .12). Ça, c’est une méthode rarement enseignée dans les séminaires pour la formation à l’évangélisation, tout simplement parce qu’elle nous heurte. Il nous faut pourtant bien savoir que la pire des expériences peut devenir une immense bénédiction, pour nous et pour les autres, mais pas à première vue : il faut du temps pour qu’elle se révèle ainsi.
C’est souvent avec le recul du temps qu’on se rend compte à quel point Dieu était avec nous à travers l’épreuve, mais notre chagrin et notre souffrance nous empêchaient de le voir. Nous pouvons devenir, comme le promet le prophète Esaïe (32.2) : «comme un abri contre le vent, et un refuge contre la tempête, comme des courants d’eau dans un lieu desséché, comme l’ombre d’un grand rocher dans une terre altérée ».

Oui, étant devenus forts à travers les difficultés sévères de la vie, nous pouvons être un encouragement et une aide précieuse aux autres, ceux qui doivent apprendre aussi que le Seigneur est avec eux sur le bateau, même s’il donne l’impression de dormir dans sa cabine.


Non, non et non !

Non, nous ne sommes pas victimes des circonstances, aussi difficiles soient-elles.
Non, nous ne sommes pas livrés à l’arbitraire de Satan, il ne peut pas faire ce qu’il veut de nous.
Non, notre Seigneur n’est pas parti en vacances aux Bahamas en nous abandonnant sur le bord du chemin comme certains font avec leur chien qui les gêne.

Que la tempête dans laquelle nous débattons peut-être en ce moment soit de notre faute, comme pour Jonas, ou nous est tombée dessus comme ça, « sans raison  apparente » comme pour Paul ou Pierre, Dieu — notre Dieu — EST dans la barque avec nous, il en est le capitaine fidèle : il nous conduira jusqu’au port désiré puisqu’Il nous le promet.

Lorsque Jésus-Christ apparaîtra, nous  obtiendrons le prix de notre foi !

image_pdfimage_print

Laisser un commentaire