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Jésus, Tu es mon Dieu! D’incrédule à messager…

Pouvons-nous affirmer comme une certitude inébranlable que « Jésus, Tu es mon Dieu »

Pour traiter ce sujet je vous propose de regarder l’histoire d’un disciple de Jésus, qui a fini après quelques doutes par arriver à cette conclusion.

Cette histoire se trouve dans la conclusion de l’évangile de Jean qui a pour but de révéler la véritable identité de Jésus au monde.

Nous sommes en l’an 33, un homme que tout le monde admirait pour sa grande sagesse, ses enseignements et qui faisait le bien dans toute la région vient d’être injustement condamné par une foule en délire. Ses disciples qui voyaient en lui le sauveur du monde ont fui lors de son arrestation et ont assistés, impuissants, à sa terrible mort sur une croix.

Jésus avait choisi une équipe de douze disciples, avec qui il a vécu trois ans en communauté. Nous savons que la communauté peut créer des liens forts, surtout quand le leader est une personne comme Jésus. Aussi vous imaginez l’état des disciples après la mort de leur maître…

Mais ce n’est pas tout : le corps de Jésus n’est plus dans la tombe et certains de ses disciples affirment qu’il est venu se montrer à eux!

Lisons la suite dans la Bible. Jean 20.24-31 (Pour lire les paroles, cliquez ici)
24 « L’un des Douze, Thomas, surnommé le Jumeau, n’était pas avec eux lors de la venue de Jésus.
25 Les autres disciples lui dirent : Nous avons vu le Seigneur ! Mais il [Thomas] leur répondit : Si je ne vois pas la marque des clous dans ses mains, si je ne mets pas mon doigt à la place des clous, et si je ne mets pas la main dans son côté, je ne croirai pas.
26 Huit jours plus tard, les disciples étaient de nouveau réunis dans la maison. Cette fois-ci, Thomas était avec eux. Jésus vint, alors que les portes étaient verrouillées. Il se tint au milieu d’eux et leur dit : Que la paix soit avec vous !
27 Puis il dit à Thomas : Place ton doigt ici, vois mes mains ; avance ta main et mets-la dans mon côté. Ne sois donc pas incrédule, mais crois.
28 Thomas, lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu !
29 Parce que tu m’as vu, tu crois ! lui dit Jésus. Heureux ceux qui croient sans avoir vu.
30 Jésus a accompli, sous les yeux de ses disciples, encore beaucoup d’autres signes miraculeux qui n’ont pas été rapportés dans ce livre.
31 Mais ce qui s’y trouve a été écrit pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant, vous possédiez la vie en son nom. » Amen !

  1. Voyons d’abord ce que l’on apprend sur l’homme 

Thomas, nous le comprenons, est triste. Il vient de perdre son maître. Il faisait partie du groupe restreint des disciples pour cette formation exceptionnelle auprès du maître et tout s’effondre!

Il est perdu, tous les espoirs qu’il avait fondés sur cet homme que Dieu avait envoyé se sont évaporés. Il le voyait peut être déjà Roi, car il avait assisté à son entrée triomphale à Jérusalem où les gens se prosternaient devant lui !

Il a peut-être peur pour sa vie, comme les autres disciples qui s’enfermaient à double tour pour se réunir. N’oublions pas qu’ils étaient les collaborateurs de celui qui fut désigné comme l’homme à abattre, plus coupable visiblement qu’un meurtrier comme Barabbas.

Thomas a de quoi être désorienté. Lui qui était prêt à mourir pour Jésus. C’était d’ailleurs sa première intervention au chapitre 11, où, devant la volonté de Jésus de se rendre auprès de Lazare malgré les menaces qui pesaient contre lui, Thomas avait dit aux autres disciples :

Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui.Verset 15

Thomas est certainement en colère  contre ses co-disciples qui eux sont heureux de lui annoncer : « nous avons vu le Seigneur ». Pour mieux comprendre la joie des disciples lisons à partir du verset 19 ce qu’il s’est passé.

Les disciples étaient dans une maison dont ils avaient verrouillé les portes, parce qu’ils avaient peur des chefs des Juifs. Jésus vint : il se trouva là, au milieu d’eux, et il leur dit : Que la paix soit avec vous ! 20 Tout en disant cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie parce qu’ils voyaient le Seigneur.

Quel contraste entre d’un côté une tristesse profonde, de la souffrance et de l’angoisse et de l’autre, des disciples remplis de joie, avec une paix profonde apportés par Jésus… On ne peut pas partager la joie quand on est dans la détresse. Mon ami Olivier avec qui j’ai fait mes études biblique à Nogent, n’a pas pu se réjouir de la naissance de son fils car il venait d’apprendre la mort prochaine de sa femme. Comment recevoir une bonne nouvelle alors qu’une mauvaise nouvelle vous accable ?!

Aussi dans son état comment Thomas pouvait-il écouter ses amis, lui qui était anéanti par la mort de son maître. Face à leur récit, il répond: Si je n’ai pas la preuve de tout ce que vous me racontez : la marque des clous, son coté, si je ne le touche pas, je ne pourrais pas le croire !  Son esprit accablé ne pouvait intégrer cette nouvelle à ce moment-là.

On va faire un exercice. Essayez de relier ces 9 points en 4 droites sans lever le crayon.

Pour découvrir la solution à cette énygme, cliquer ici

Il y a parfois des schémas que nous avons en tête qui nous empêchent de voir la solution. Pour croire il fallait que Thomas change de perspective, d’angle de vue, lève la tête et regarde plus haut et autrement.

En résumé : Nous apprenons que l’Homme est dépendant de ses représentations des choses, ses soucis, ses souffrances et cela l’empêche de voir le plan de Dieu.

  2. Voyons dans la suite du texte ce que l’on apprend sur Jésus :

Huit jours après cet épisode, de quoi avoir le temps de cogiter,  Thomas est cette fois avec le groupe des disciples. Des disciples à nouveau réunis, dans la même maison, toujours prudents (les portes sont verrouillées). C’est là que pour la seconde fois Jésus vient! Sa seule présence au milieu d’eux est à nouveau un miracle. (Essayez d’entrer dans votre maison sans vos clés vous verrez que cela pose un certain nombre de problèmes!). Salutation identique de Jésus :

Que la paix soit avec vous !

Jusqu’ici le scénario est en tout point le même que lors de sa première visite.

Jésus accorde à Thomas de revivre ce qu’il avait raté. Sans encore s’être adressé directement à Thomas, Jésus lui montre que tout ce que les disciples ont vu est authentique.

Ainsi Jésus témoigne que les paroles de ses disciples sont vraies!

Quel choc pour Thomas qui doit être à cet instant médusé, devant l’évidence, renversé dans ses certitudes. Mille et une pensées doivent se bousculer en lui: la peur, le soulagement, la tristesse, la joie, l’angoisse. Thomas a bien besoin, d’entendre cette parole de Jésus.

Que la paix soit sur vous ! 

De même que les disciples, vivant toujours dans la crainte des chefs juifs, ont en écho cette promesse faite par Jésus au ch14  à propos de la venue du st Esprit :

Je pars, mais je vous laisse la paix, c’est ma paix que je vous donne. […] C’est pourquoi, ne soyez pas troublés et n’ayez aucune crainte en votre cœur.Verset 27

Ainsi Jésus offre une paix durable par son Esprit!

La suite est déconcertante pour Thomas. Jésus sait exactement ce qu’il avait demandé, et point par point donne les 3 preuves qu’il attendait pour croire.

  • La marque des clous : preuve de sa crucifixion. Oui, des hommes ont condamné à mort Jésus bien qu’innocent.
  • la plaie dans son coté : preuve de sa mort. (Souvenez-vous de la lance plantée par le soldat pour attester de sa mort avant la mise au tombeau)
  • Son corps palpable et réel : preuve de sa résurrection.

Ainsi Jésus démontre l’authenticité de son œuvre !

La démarche de Thomas nous invite, à chercher la vérité et à faire un choix, à « enquêter » sur ce Jésus dont nous avons entendu parler.

C’est l’exemple de Lee Strobel, journaliste d’investigation au Chicago Tribune et athée revendiqué, confronté à la soudaine conversion de son épouse au christianisme. Il pensait que cela était suffisamment sérieux pour mettre en péril son couple, et  s’est mis à enquêter sur Jésus-Christ, avec l’ambition de prouver que celui-ci n’est jamais ressuscité. Cela donne un film excellent qui donne à réfléchir sur nos préjugés.

En résumé : Nous apprenons que Jésus se soucie de la vérité ; qu’il est ressuscité et apporte une paix durable

La résurrection de Jésus est une histoire de mort et de vie et devient pour nous une question de vie ou de mort. C’est la question de Jésus à Thomas, à la fin du v27  Incrédule ou croyant ? Bien sur Jésus souhaite voir son disciple croire.

3. Voyons maintenant dans la fin du texte ce que l’on apprend sur la foi :

Au début de son évangile Jean affirme :

Personne n’a jamais vu Dieu; Dieu le Fils unique, qui vit dans l’intimité du Père, nous l’a révélé.Ch.1 v.18

A la fin de son évangile Jean nous présente Thomas comme le  dernier disciple à croire en la résurrection du Sauveur, mais aussi comme le premier à faire cette confession de foi : Mon Seigneur et mon Dieu ! Contrairement aux disciples, il utilise le pronom possessif « mon » il vient de comprendre son erreur et retrouve l’amour de sa vie, celui pour lequel il était prêt à mourir.

Ses doutes et sa tristesse ont laissé place à une joie complète et personnelle. Tout se remet en place : il est à nouveau en phase avec les autres disciples ;  le Roi qu’il croyait destitué est bien le Messie auquel il veut appartenir. Jésus est son Seigneur et doit régner sur sa vie !

Il se souvient certainement de cette parole de Christ après sa question

Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas, comment pourrions-nous savoir par quel chemin on y parvient ? 6 Le chemin, répondit Jésus, c’est moi, parce que je suis la vérité et la vie. Personne ne va au Père sans passer par moi. 7 Si vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Et maintenant déjà vous le connaissez, vous l’avez même vu.

Tout s’éclaire alors pour Thomas qui réalise que l’homme Jésus est Son Dieu! Thomas devient croyant !

D’ailleurs la dernière parole de Jésus « heureux ceux qui croient sans avoir vu » ne remet pas en cause sa déclaration de foi mais oppose son cheminement à ceux nombreux qui doivent croire sans voir. Cette parole s’adresse à nous, plus qu’à Thomas !

Car il est normal que Thomas ait vu le ressuscité, puisque la mission des apôtres était de transmettre ce qu’ils avaient vu.

En effet, (nous dit Pierre) nous ne nous sommes pas appuyés sur des histoires habilement inventées, lorsque nous vous avons fait connaître la venue de notre Seigneur Jésus–Christ dans toute sa puissance, mais nous avons vu sa grandeur de nos propres yeux.

Jésus considère heureux ceux qui depuis 20 siècles croient cela, grâce aux paroles apôtres.

Notre foi se base sur une vérité historique attestée par ceux qui ont vu Jésus accomplir, sous leurs yeux de nombreux signes miraculeux.

Et ce qui est écrit l’est pour que nous croyons que Jésus est le Christ, le fils de Dieu et qu’en croyant nous ayons la vie en son nom.

Thomas passe du statut d’incrédule à celui de messager de la foi : il nous montre la divinité de Jésus, par sa résurrection et sa victoire sur la mort. Jésus ouvre ainsi le chemin de la vie éternelle à ceux qui croiront.

Malgré cela, nous le savons, certains, même en voyant, n’ont pas la foi. Pourquoi ?

Certainement, leurs intérêts se situent ailleurs, Dieu n’est pas le centre de leur vie.

La firme Mosanto (qui fabrique entre autre des pesticides) vient de perdre son énième procès en France juste après avoir perdu aux Etats-Unis mais ne veut toujours pas reconnaître la dangerosité de ses produits. Comment ne pas y croire malgré les preuves, les cancers attestés, les études accablantes ?

Leurs regards ne se portent pas sur l’intérêt des hommes mais sur leur profit.  N’est-ce pas un raisonnement typiquement humain de voir prioritairement  notre intérêt personnel, notre entreprise, notre famille, notre bien-être et cela au détriment du plan de Dieu pour l’homme.

En résumé : nous apprenons que la foi c’est reconnaître, par le message des apôtres, que Christ est Dieu, le Messie et que nous possédons la vie en Son Nom !

Mais en quoi cela nous concerne, aujourd’hui ?

« Les certitudes inébranlables sont des ennemis de la vérité, plus graves que le mensonge. »  disait  Nietzsche.

C’est une phrase pertinente pour dénoncer des idées fascistes porteuses de haine. Mais allez dire cette phrase à un innocent condamné à mort … La justice a besoin de s’appuyer sur des certitudes inébranlables pour défendre la vérité.

Nous devons défendre la cause de Dieu auprès des nations en nous appuyant sur les certitudes inébranlables de l’œuvre de Jésus.

La résurrection de Jésus  prouve qu’il est Dieu car lui seul pouvait vaincre la mort. Il a accepté de mourir comme un homme, condamné dans un faux procès alors qu’il était innocent, saint et sans péché. Nous, nous étions coupables et fautifs d’avoir oublié Dieu et cela nous condamne à mourir.

En effet, de même que tous les hommes meurent du fait de leur union avec Adam (qui comme nous a désobéi à Dieu), tous seront ramenés à la vie du fait de leur union avec le Christ.

Voilà pourquoi l’œuvre de Jésus-Christ nous concerne car pour être sauver nous avons besoin d’affirmer comme une certitude inébranlable Jésus, Tu es mon Dieu.

Si nous somme encore incrédules, comme Thomas au début, enfermés dans nos cadres de référence, dans nos vies qui ne nous laissent rien entrevoir.  Alors enquêtons sur les écrits les mieux attestés au monde ?

Mais si nous sommes croyant comme Thomas à la fin, que nous avons la certitude inébranlable que Jésus est notre Seigneur et  notre Dieu, alors devenons messager du Christ ressuscité !

Concrètement, dans les deux cas « enquêteur » ou « messager », vous pouvez découvrir, ou faire découvrir à un ami, l’identité de Jésus à partir des 7 signes qui se trouvent dans l’évangile de Jean, réunis et expliqués dans ce livret. C’est simple et cela se déroule sur le même modèle que ce message.

(Pour télécharger ce livret, cliquez sur l’image ci-dessus)

Ceci afin de croire que Jésus est le messie, le fils de Dieu et qu’en croyant nous possédions la vie en son nom.

Pâques : Un jour de célébration

Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré, et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, vous auriez cru en vain.
Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures.1 Corinthiens 15 : 1-4

Si vous posez la question : Quelle est la fête la plus célébrée en France ?

Vous allez recevoir des réponses comme : La fête la plus célébrée c’est le 14 juillet parce que c’est la fête nationale, la fête de la révolution, c’est la fête qui a pour but d’unifier les Français.

Certains disent que c’est le jour de l’an qui symbolise un nouveau commencement, une grande fête destinée à enterrer l’ancienne année et célébrer la nouvelle.

Ou peut-être le 1er mai, jour de la fête du Travail, c’est le seul jour férié obligatoirement chômé et payé. Ou Le jour de la Saint-Valentin, le 14 février, qui est considéré comme la fête des amoureux.

Mais quelle est la fête chrétienne la plus célébrée ? Quel est l’événement le plus important dans le calendrier chrétien ?  Quelles sont les fêtes célébrées par les chrétiens en France ?

Un grand nombre pense que Noël est la fête la plus importante de l’année car le père Noël nous apporte des cadeaux et on mange du foie gras. C’est une fête familiale. Un sapin de Noël, des décorations et une crèche sont installés dans la maison. Noël est sûrement la fête chrétienne qui a su s’imposer dans le calendrier laïc.

Ou peut-être La Toussaint, C’est une fête en souvenir des morts.

Certains vont dire aussi Pâques car c’est le jour où les enfants vont à la chasse des œufs en chocolat dans les maisons et jardins.

Mais pour nous les chrétiens, Pâques est la fête la plus importante du calendrier chrétien.

C’est la fête de la résurrection du Christ. C’est le moment où Jésus revient pour nous amener avec lui.

Nous, chrétiens, nous croyons qu’il y a une vie après la mort, notre vie sur terre est juste un passage comme la résurrection de Jésus le montre. Et c’est pour ça que Pâques est un moment fort, car en fêtant sa résurrection, on fête le fait qu’il nous guide vers autre chose comme il l’a promis. Pâques, c’est notre espérance, notre assurance de passer l’éternité avec celui qui nous a rachetés.

Mais pourquoi une fête aussi centrale que Pâques célébrant la résurrection du Christ et sa victoire sur la mort n’a pas rencontré un succès aussi clair et important que Noël et la naissance de Jésus ?

Il y a plusieurs raisons : Il est d’abord difficile de mettre Pâques sur notre calendrier.  Contrairement à Noël qui tombe tous les ans à la même date le 25 décembre, c’est plus compliqué pour Pâques. La date est fixée chaque année selon un calcul bien précis.  Elle peut varier entre le 22 mars et le 25 avril. La crucifixion du Christ coïncide avec la Pâques juive, fixée, elle, selon le calendrier lunaire.

Noël a aussi un avantage sur Pâques. C’est une fête qui a pu répondre aux envies de notre société de consommation.

Les célébrations du Nouvel An, les cadeaux, les retrouvailles familiales, face à tout cela, Pâques, avec sa chasse aux œufs en chocolat et son jour férié n’est pas à la hauteur, semble insignifiante.

Le lundi de Pâques est un jour férié mais le dimanche de Pâques pourrait passer en tant qu’un jour ordinaire ; beaucoup de magasins et supermarchés sont ouverts. Cela n’est point étonnant qu’il y ait beaucoup de gens ne savent même pas pourquoi on célèbre Pâques.

Pour une France majoritairement catholique, les célébrations précédant Pâques sont plus importantes dans la pratique : le mercredi des Cendres, les 40 jours du Carême, le dimanche des Rameaux, la Semaine sainte, le Vendredi saint.

Tout ça c’est bien aussi mais pour les croyants, Pâques reste quand même la célébration la plus importante de l’année.

Une autre question : Que veut dire Évangile ?   Car on ne peut pas parler de bonne nouvelle sans parler de la résurrection.

Le mot évangile vient du grec et veut dire « annoncer une bonne nouvelle ». Quand on présente la vérité de l’évangile, la bonne nouvelle aux non-croyants, normalement on dit quelque chose comme :

La Bonne Nouvelle, c’est que, comme il l’avait promis, Dieu a envoyé son Messie : son propre Fils, Jésus-Christ. Il est venu parmi nous, il a donné sa vie pour nous délivrer du péché et de la mort.  Jésus est mort sur la croix et le sang a coulé pour notre salut.

Le texte d’Esaïe 53 nous dit : 

Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l’Éternel ?

Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, Comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée ; Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, Et son aspect n’avait rien pour nous plaire.

Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas.

Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; Et nous l’avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié.

Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités ; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie ; Et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.

C’est ça la bonne nouvelle ? C’est très triste quand même ! L’idée de la mort et des souffrances évoquée ici semble une idée triste et macabre. Comment peut-on se réjouir dans la mort ? Comment peut-on considérer la mort de Jésus une bonne nouvelle ?

Il devait avoir une mauvaise nouvelle pour avoir une bonne nouvelle. S’il y a une bonne nouvelle, c’est parce qu’il y a une mauvaise nouvelle.  La bonne nouvelle c’est la suivante : Il est mort sur la croix pour vous et pour moi.

Jésus a dit :

Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle.Marc 1 : 15

Vous vous rappelez peut-être la phrase inscrite sur la façade du Mémorial de Caen et que j’ai évoquée ici il y a quelque temps.

La douleur m’a brisée, la fraternité m’a relevée, de ma blessure a jailli un fleuve de liberté.

Si la mort des combattants et des résistants, si leurs souffrances ont pu vous faire réagir et la France a été libérée et le prix était très cher, un prix payé par la mort des milliers et des milliers de combattants, combien plus grande devrait être notre réponse, notre réaction à ce que Jésus a fait pour nous !

Il a souffert, son sang a coulé sur la croix.  Il a donné sa vie pour que vous et moi ayons, pas seulement la liberté et le pardon de nos péchés, mais aussi plus glorieusement une vie éternelle dans sa compagnie.

Jésus a dit : “Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.“

Jésus est le “médiateur entre Dieu et les hommes“, le réconciliateur avec le ciel, “le chemin, la vérité et la vie“.  Jésus est le seul accès à Dieu.  C’est ça la Bonne Nouvelle.

Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.Jean 3 :16

Jésus devait alors passer par la mort ; et la mort n’était pas seulement la puissance de Satan, mais le jugement de Dieu sur l’homme et le prix de la désobéissance.  Jésus s’était fait homme pour que vous et moi, pussions être non seulement délivrés, mais glorifiés, par sa résurrection.  La Bonne Nouvelle ne s’arrête pas à la mort sur la croix mais va jusqu’à l’éternité.

D’un côté Jésus devait passer par la mort et laisser derrière lui son identité terrestre pour entrer en tant que Fils de Dieu dans l’éternité.

Existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.Philippiens 2 : 6-11

Mais écoutez la Bonne Nouvelle au versets 9-11 :

C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre,et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.

La bonne nouvelle c’est regarder la croix, symbole de la mort, c’est accepter ce que Jésus a fait sur la croix car il n’y a pas de participation à la résurrection du Christ sans la participation à sa mort.

Notre salut passe par la croix du Christ. En participant à La Sainte Cène nous nous rappelons la mort et aujourd’hui on célèbre sa résurrection. C’est une fête qu’on devrait célébrer tous les jours au moins chaque fois qu’on se souvient de sa mort dans la participation à la Sainte Cène.

Vous connaissez le récit en Luc 24 v13-35) (Pour lire le texte, cliquez ici)
13 Et voici, ce même jour, deux disciples allaient à un village nommé Emmaüs, éloigné de Jérusalem de soixante stades,
14 et ils s’entretenaient de tout ce qui s’était passé.
15 Pendant qu’ils parlaient et discutaient, Jésus s’approcha, et fit route avec eux.
16 Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
17 Il leur dit: De quoi vous entretenez-vous en marchant, pour que vous soyez tout tristes?
18 L’un d’eux, nommé Cléopas, lui répondit: Es-tu le seul qui, séjournant à Jérusalem ne sache pas ce qui y est arrivé ces jours-ci?

19 Quoi? leur dit-il. -Et ils lui répondirent: Ce qui est arrivé au sujet de Jésus de Nazareth, qui était un prophète puissant en oeuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple,
20 et comment les principaux sacrificateurs et nos magistrats l’on livré pour le faire condamner à mort et l’ont crucifié.
21 Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël; mais avec tout cela, voici le troisième jour que ces choses se sont passées.
22 Il est vrai que quelques femmes d’entre nous nous ont fort étonnés; s’étant rendues de grand matin au sépulcre
23 et n’ayant pas trouvé son corps, elles sont venues dire que des anges leurs sont apparus et ont annoncé qu’il est vivant.
24 Quelques-uns de ceux qui étaient avec nous sont allés au sépulcre, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit; mais lui, ils ne l’ont point vu.
25 Alors Jésus leur dit: O hommes sans intelligence, et dont le coeur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes
26 Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire?
27 Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait.
28 Lorsqu’ils furent près du village où ils allaient, il parut vouloir aller plus loin.
29 Mais ils le pressèrent, en disant: Reste avec nous, car le soir approche, le jour est sur son déclin. Et il entra, pour rester avec eux.
30 Pendant qu’il était à table avec eux, il prit le pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna.
31 Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent; mais il disparut de devant eux.
32 Et ils se dirent l’un à l’autre: Notre coeur ne brûlait-il pas au dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures?
33 Se levant à l’heure même, ils retournèrent à Jérusalem, et ils trouvèrent les onze, et ceux qui étaient avec eux, assemblés
34 et disant: Le Seigneur est réellement ressuscité, et il est apparu à Simon.
35 Et ils racontèrent ce qui leur était arrivé en chemin, et comment ils l’avaient reconnu au moment où il rompit le pain.

Jésus lui-même s’est approché de deux disciples qui avaient été bouleversés par sa mort. On lit « leurs yeux étaient aveuglés.

Jésus leur dit « Vous n’avez donc pas compris ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ! » Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent.

C’était comme il voulait leur dire pourquoi vous lamentez toujours sur la mort.  Je suis là vivant avec vous.  Et ça c’est la bonne nouvelle.

Le Christ est vraiment ressuscité !

Jésus-Christ, le fils incarné de Dieu qui est venu à nous et a été tué sur la Croix pour le péché humain, est ressuscité d’entre les morts ! Voici la bonne nouvelle qu’on célèbre aujourd’hui dans le monde entier. Pâques signifie que par Jésus-Christ, nous avons la vie qui triomphe sur la mort, nous avons l’espérance qui remplace le désespoir et nous avons aussi la paix avec notre créateur.

Cette parole est certaine : Si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui ». Ayant été ensevelis avec lui par le baptême, la Bonne nouvelle c’est que nous sommes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts.2 Timothée 2 : 11

La résurrection c’est que les chrétiens, nés de nouveau, ont été libérés de l’esclavage du péché Nous sommes libres, par la grâce. Ainsi, le message de Pâques nous parle clairement de la grâce de Dieu pour nous qui avons accepté Jésus-Christ en tant que Sauveur et Seigneur.

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.Éphésiens au chapitre 2 : 8

La victoire de la résurrection c’est marcher dans une nouvelle vie selon l’Esprit, L’Esprit de vie, et non selon l’esclavage du péché, condamnés à mort.

Alors que Jésus venait de ressusciter, les femmes qui sont parties au tombeau ne l’ayant pas trouvé, ont commencé à pleurer.

Marie se tenait dehors près du tombeau vide, et pleurait. Comme elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre ; et elle vit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été couché le corps de Jésus, l’un à la tête, l’autre aux pieds.  Ils lui dirent : Femme, pourquoi pleures-tu ? Elle leur répondit : Parce qu’ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l’ont mis. En disant cela, elle se retourna, et elle vit Jésus debout ; mais elle ne savait pas que c’était Jésus.

Jésus lui dit : Femme pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ?Jean 20 :15

Jésus dit à chacun de nous « Ne crains point ! Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts.Apocalypse 1 :17-18

La Résurrection est le fondement de notre foi de chrétiens et à cause de cela la fête de Pâques est la plus importante de toutes les fêtes chrétiennes.

Tout ne s’arrête pas à la Croix, instrument de mort. Nous croyons aussi à la Résurrection, le départ de la vie nouvelle.

Le fait le plus important c’est que par sa résurrection, Jésus a inauguré la création nouvelle et la Parole de Dieu nous dit qu’il nous a ressuscités aussi avec lui.

Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.Romains 6 : 4

Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.2 Co 5 :17

L’apôtre Paul nous dit :

J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.2 Co 5 :17

Lorsque vous acceptez Jésus comme votre Sauveur et Seigneur vous recevez le Saint Esprit qui n’est autre que l’Esprit du Christ Ressuscité qui vient habiter en vous et qui vous communique la nouvelle naissance.

Dès cette vie, nous avons en nous une participation à la résurrection du Christ. Jésus nous ressuscitera à la fin des temps, il est vrai.

Il est aussi vrai que, nous sommes déjà ressuscités avec lui. La vie éternelle commence dès maintenant, elle commence tout au long de la vie qui est orientée vers ce moment de la résurrection finale.

Et nous sommes déjà ressuscités quand nous acceptons Christ et nous participons à la vie nouvelle qui est sa vie.

C’est pourquoi, dans l’attente du dernier jour, nous avons en nous une semence de résurrection, une anticipation de la pleine résurrection que nous recevrons en héritage.

En lui nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la résolution de celui qui opère toutes choses d’après le conseil de sa volonté, afin que nous servions à la louange de sa gloire, nous qui d’avance avons espéré en Christ.

En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint Esprit qui avait été promis, lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux que Dieu s’est acquis, à la louange de sa gloire.Éphésiens 1,11-23

Nous sommes en chemin vers la résurrection. Voir Jésus, rencontrer Jésus : voilà notre joie ! Nous serons tous ensemble, joyeux avec Jésus.

Rachetés par le précieux sang de Christ qui s’est donné lui-même pour nous, nous avons reçu l’Esprit de Dieu dans nos cœurs, et nous sommes fils et filles et connaissons Dieu comme notre Père.

Dans cette filiation, nous sommes héritiers de Dieu par Christ et par sa résurrection.

Nous héritons de Dieu en qualité d’enfants car nous avons reçu l’Esprit d’adoption (Nous sommes enfants de Dieu, et si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers, cohéritiers de Christ. Nous sommes associés à Christ dans son héritage, nous héritons avec Lui.

Tout ce que le Père a donné au Fils, le Fils le partage avec nous.

La gloire que tu m’as donnée, moi, je la leur ai donnée.
Jean 17 : 22

Ce que Christ a acquis comme Homme est à nous. En dehors de Lui, nous ne possédons rien. En Lui, en qui nous avons été fait héritiers.

La Bonne Nouvelle c’est que cette Résurrection est pour nous, porteuse de liberté de joie et de paix et de vie éternelle.

Vous êtes le corps de Christ – Quelle est ma place?

Chant : Majesté (Pour lire les paroles, cliquez ici)
Me voici, confondu par ta majesté,
Couvert de ta grâce illimitée.
Me voici, conscient du poids de mes fautes,
Couvert par le sang de l’Agneau.

Refrain
Car je sais : l’amour le plus grand m’est donné,
Tu as offert ta vie,
Le plus grand sacrifice.
Majesté, majesté, ta grâce m’a trouvé tel que je suis,
Je n’ai rien à moi, mais en toi je vis.
Majesté, majesté, par ton amour je suis transformé,
En présence de ta majesté.

Strophe 2
Me voici, confondu par ton amour,
Pardonné, je pardonne en retour.
Me voici, conscient d’être ton plaisir,
Sanctifié par le feu de ta gloire.

Refrain
Car je sais : l’amour le plus grand m’est donné,
Tu as offert ta vie,
Le plus grand sacrifice.
Majesté, majesté, ta grâce m’a trouvé tel que je suis,
Je n’ai rien à moi, mais en toi je vis.
Majesté, majesté, par ton amour je suis transformé,
En présence de ta majesté.

Sketch : Tous utiles (Pour lire le texte, cliquez ici)
Sylvie  : – Le corps forme un tout, et pourtant, il a plusieurs parties.

Thierry : – Malgré leur nombre, toutes les parties du corps…

Sylvie  : – …ne forment qu’un seul corps.

Thierry : – Pour le Christ, c’est la même chose. Nous tous, gens de toutes les origines, nous avons reçu le baptême  dans  un seul Esprit Saint, pour former un seul corps. Nous avons tous bu à la source de cet unique  Esprit.

Sylvie : – Vous, vous êtes le corps du Christ, chacun à sa place, chacun a sa fonction, tous sont utiles.

Thierry – Prenons une  comparaison : le corps est constitué de membres différents : Le pied.. .l’oreille… le cerveau… La bouche… etc.

Sylvie – Imaginons une chose impossible: que les  membres du corps  ne soient plus solidaires, qu’ils se jalousent, se méprisent les uns les autres ou quittent leur fonction…

Thierry : Le pied dirait par exemple : J’aimerais être une main… J’aimerais avoir cinq doigts très agiles et pouvoir attraper, caresser, tricoter ou peindre. Et puis, j’aimerais écrire… des choses très importantes… Mais moi, je ne suis qu’un pied raide et malhabile… Alors je préfère m’en aller.

Sylvie : L’oreille dirait : Comme j’aimerais être un oeil … Bien luisant, avec de la couleur… Je serais très important : je verrais tout avant tout le monde ! Mais je ne suis qu’une simple oreille sans iris ni pupille. Ça   me désespère… Je préfère m’en aller.

Thierry : Le nez de son côté dirait: Comme j’aimerais être une bouche… Si j’étais une bouche, je dirais des  choses extraordinaires : toutes les oreilles m’écouteraient. Mais aujourd’hui, nous vivons dans un monde  où les oreilles, deux fois plus nombreuses que nous, nous méprisent, nous les nez: c’est un scandale ! Je préfère m’en aller.

Sylvie : Alors l’oeil se mettrait en colère contre la main : Tu ne fais que des catastrophes : tu es maladroite. C’est toujours toi qui casses tout, j’en ai assez, Va-t-en !

Thierry : La main lui répondrait : Si tu regardais un peu ce que je fais, je ferais peut-être moins de bêtises

Sylvie : Je suis énervé… Tiens, je lirais bien une histoire pour me calmer… (lire)
C’est passionnant ! J’aimerais connaître la fin… Mais elle est racontée au dos de la page… Comment faire?

Thierry (main) : Tu vois, sans moi, tu es condamné à recommencer éternellement la même   histoire. Dans la vie, c’est important de pouvoir tourner la page tu sais, et moi, si tu me fais confiance, je peux t’aider.

Sylvie : Le cerveau dirait: Vous ne comprenez rien, vous êtes tous de pauvres idiots. Des esclaves, voilà ce que  vous êtes ! D’ailleurs vous ne savez qu’obéir à mes ordres. Sans moi, vous êtes des incapables.
Allez-y pour voir, essayez de bouger sans que je vous en donne l’ordre. – Je suis in-dis-pen-sa-ble, je suis le chef suprême,  autonome,  auto suffisant… D’ailleurs, je vous donne l’auto-risation de partir.
Bien,  passons aux choses sérieuses. Ce  qui compte c’est de bien réfléchir. Tout projet s’il n’est pas mûri en profondeur est  voué  à l’échec. C’est moi qui conçois, imagine, organise Bref, je suis L’IDEE GENIALE.

(Du fond de la salle une voix dit:)

– Fini le bla bla ! On aimerait bien te voir en action, ô idée géniale !

Sylvie  (le cerveau): – On me provoque ? Eh bien vous allez voir à qui vous avez à faire ! (Il lève le bras comme  pour passer à l’attaque et crie:)
En  avant! (Ca ne bouge pas d’un pouce. Il essaye de décoller ses pieds du sol, rien à faire.)
Au  secours  ! Au secours ! Et mes membres qui ne sont plus là ! Au secours ! Au secours !

Thierry :- C’est pas un peu fini tout ça ? Vous ne vous trouvez pas ridicules? Puisque vous êtes tous utiles…

Sylvie : Tous indispensables les uns aux autres, pourquoi vous disputer?

Thierry : Le nez, c’est tout de même toi qui donnes l’alerte quand ça sent le brûlé. C’est grâce à toi que les parfums  nous arrivent !

Sylvie : D’ailleurs, il faut bien l’avouer, si dans le corps, il n’y avait que des yeux, comment ferait-on pour entendre la poésie, les mélodies, l’harmonie ?

Thierry : Finalement, vous êtes fait pour vivre ensemble…

Sylvie : C’est plus raisonnable.

EPILOGUE

Thierry : – Oui, Dieu a placé chaque partie du corps comme il l’a voulu. Si tous n’étaient qu’un seul membre,  où serait le corps?

Sylvie : – Il y a donc plusieurs parties, mais un seul corps.

Thierry: – Eh oui, sans le pied ou la main, le cerveau est condamné à n’avoir que des rêves ! Sans ceux qui obéissent, rien ne peut exister.

Sylvie  : – Le corps ne peut pas être divisé. Au contraire toutes les parties prennent soin les unes des autres. Si une partie souffre, toutes les autres parties souffrent avec elle. Si une partie est à l’honneur, toutes  les autres partagent sa joie.

Thierry et Sylvie : Vous, vous êtes le corps du Christ, et chacun de vous est une partie de ce corps.

1 Romain 12 v. 13 à 27 (Pour lire le texte, cliquez ici)
13 En effet, que nous soyons juifs ou grecs, esclaves ou libres, nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul corps et nous avons tous bu à un seul Esprit.

14 Ainsi, le corps n’est pas formé d’un seul organe, mais de plusieurs.

15 Si le pied disait: «Puisque je ne suis pas une main, je n’appartiens pas au corps», ne ferait-il pas partie du corps pour autant?

16 Et si l’oreille disait: «Puisque je ne suis pas un œil, je n’appartiens pas au corps», ne ferait-elle pas partie du corps pour autant?

17 Si tout le corps était un œil, où serait l’ouïe? S’il était tout entier l’ouïe, où serait l’odorat?

18 En fait, Dieu a placé chacun des organes dans le corps comme il l’a voulu.

19 S’ils étaient tous un seul organe, où serait le corps?

20 Il y a donc plusieurs organes, mais un seul corps.

21 L’œil ne peut pas dire à la main: «Je n’ai pas besoin de toi», ni la tête dire aux pieds: «Je n’ai pas besoin de vous.»

22 Bien plus, les parties du corps qui paraissent être les plus faibles sont nécessaires,

23 et celles que nous estimons être les moins honorables du corps, nous les entourons d’un plus grand honneur. Ainsi nos organes les moins décents sont traités avec plus d’égards,

24 tandis que ceux qui sont décents n’en ont pas besoin. Dieu a disposé le corps de manière à donner plus d’honneur à ce qui en manquait,

25 afin qu’il n’y ait pas de division dans le corps mais que tous les membres prennent également soin les uns des autres.

26 Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui; si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui.

27 Vous êtes le corps de Christ et vous êtes ses membres, chacun pour sa part.

Nous venons de le voir avec ce petit sketch qui vient d’être joué, que chacun d’entre nous est utile car nous faisons partie du corps du Christ et que chacun d’entre nous est une partie de ce corps.

Mais de manière pratico-pratique, nous pouvons nous poser réellement des interrogations autour de la question des dons et ministères dans l’Église.

Comme par exemple : «Comment savoir quelle partie du Christ je suis ?» ou : «Dans le corps, y a-t-il des organes vitaux et d’autres dont on peut se passer ?»

Pour répondre à ces questions qui s’inspirent de l’image de l’Église comme un corps, je vous propose de lire un texte qui n’utilise pas cette image du corps mais qui aborde bien la question des dons et des ministères.

1 Pierre 4 v. 7 à 11 (Pour lire le texte, cliquez ici)
7 C’est bientôt la fin du monde. Alors soyez des sages, et restez sobres pour pouvoir prier.

8 Avant tout, aimez-vous de tout votre cœur, parce que « l’amour efface beaucoup de péchés ».

9 Recevez-vous les uns les autres dans vos maisons sans vous plaindre.

10 Mettez-vous au service des autres, selon le don que chacun a reçu. Soyez comme de bons serviteurs qui prennent soin des dons variés de Dieu.

11 Celui qui parle doit être le porte-parole de Dieu. Celui qui sert doit servir avec la force que Dieu donne. Alors, tous rendront gloire à Dieu en toutes choses par Jésus-Christ. À lui la gloire et la puissance pour toujours ! Amen.

Le sentiment de fin du monde, au début de notre texte, est présent dans plusieurs épîtres du Nouveau Testament.

La plupart des premiers croyants pensaient que le Seigneur allait revenir rapidement… et cela donnait un certain caractère d’urgence à la vie chrétienne et à la nécessité du témoignage de l’Évangile.

Dans ce contexte, c’est ici l’occasion pour Pierre de souligner l’essentiel pour l’Église : la prière, l’amour les uns pour les autres et le service des autres selon les dons de chacun.

C’est ce dernier point qui nous permet de répondre à nos questions sur les dons et les ministères dans l’Église, que nous pouvons reformuler de façon plus personnelle : « quelle est ma place dans l’Église ? »

  1. Être de bons économes de la grâce

Dans les exhortations de Pierre, on perçoit en filigrane que la vie communautaire n’était pas forcément si évidente que ça.

Deux indices dans le texte.

D’abord, en appelant ses lecteurs à l’amour les uns pour les autres, Paul précise que l’amour efface beaucoup de péchés…

Ensuite, il ajoute à son encouragement à exercer l’hospitalité les uns envers les autres que ça devait se faire « sans se plaindre ».

Il ne faut donc pas s’imaginer que dans les premiers temps de l’Église, tout était formidable, paisible et fraternel !

On peut imaginer que dans ces conditions, il n’était pas forcément facile de trouver sa place dans l’Église.

En tout cas, Pierre souligne l’importance de la communauté et établit le principe suivant :

Mettez-vous au service des autres, selon le don que chacun a reçu.

En agissant de la sorte, les croyants seront de bons serviteurs, administrant au mieux les dons variés de Dieu.

Le mot traduit par « serviteurs » au verset 10 est oikonomoi.

Ce mot grec a donné « économe » en français et désignait le serviteur qui avait pour tâche d’administrer les biens de la maison.

Derrière cette exhortation, il y a l’idée que l’Église est un peu comme un trésor, riche des dons et des ministères accordés par Dieu.

Et il convient à tous d’administrer ensemble ce trésor, d’être de bons économes de la grâce.

Pierre privilégie la vision et la gestion globale.

La perspective n’est pas individuelle mais communautaire.

C’est la vision d’ensemble qui compte, plutôt que les aspirations individuelles.

Et cela nous permet de répondre à la question de savoir s’il y a dans l’Église des membres vitaux et d’autres dont on pourrait se passer…

Autrement dit, est-ce qu’il y a des personnes, des ministères absolument indispensables, sans lesquels il ne peut y avoir d’Eglise ?

Dans l’image du corps développée par Paul dans plusieurs de ses épîtres, il n’y a qu’un seul membre qui est indispensable, c’est la tête.

Mais attention à ne pas confondre. La tête, ce n’est une élite qui serait investie de pouvoirs ou d’attributions particulières.

Dans ce contexte, la tête, ça ne peut pas être un homme quand bien même il aurait reçu une formation théologique conséquente.

Ca ne peut pas être un conseil d’église, des personnes, quelle que soit leur dénomination : pasteur, prédicateur, diacre, ancien, président, …

La tête, ça ne peut pas être non plus la personne chargée de la technique, les musiciens, ni même les personnes qui nous ont accueilli ce matin en préparant le café.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : toutes ces personnes que je viens d’évoquer ont leur place et doivent tenir leur place.

Mais la tête, c’est le Christ, et c’est le Christ seul.

Tous les autres membres ont leur place, même si certains reçoivent plus d’honneur que d’autres, même si certains sont plus visibles que d’autres.

Pour Paul aussi, l’importance c’est la cohésion du corps dans son ensemble.

De même, pour Pierre, c’est la communauté qui prime.

D’où ses exhortations à l’amour fraternel, à l’hospitalité mutuelle et au service les uns des autres.

Si nous formons ensemble un trésor commun, c’est bien Dieu qui en est le propriétaire… et nous n’en sommes que les administrateurs.

Dans les deux cas, nous sommes invités à aller au-delà d’une vision utilitariste de l’Église pour privilégier une vision de service.

Dans une vision utilitariste de l’Église, on va regarder, et honorer, les gens en fonction de ce qu’ils pourront apporter : de l’argent dans les collectes, de la respectabilité par leur réputation ou leur réseau d’influence, des compétences reconnues ; tel prédicateur doué, tel musicien inspiré, …

Plus ils seront utiles, mieux ils seront accueillis et intégrés.

Dans une perspective de service, on est moins centré sur ce que les autres peuvent nous apporter que sur ce que nous pouvons leur apporter, moins sur nos besoins que sur leurs besoins.

Pour revenir à l’image du corps, il y a des parties d’un corps humain qui n’apparaissent pas forcément utiles… mais qui font bien partie de la personne, et parfois ajoutent à leur charme et peuvent être des petits détails qui font toute la différence.

L’identité d’une Église est constituée de l’ensemble de ses membres.

Le bien commun que nous partageons et que nous devons administrer est la somme de toutes nos individualités.

Être de bons économes de la grâce, c’est permettre à chacun d’être qui il est et d’apporter aux autres ce qu’il peut leur donner.

  1. Se mettre au service des autres

 Revenons à l’exhortation de Pierre : «Mettez-vous au service des autres, selon le don que chacun a reçu. »

Se mettre au service, c’est le verbe grec  diakoneo.

Le don que chacun a reçu, c’est le charisme, charisma en grec.

Or diakoneo signifie bien servir mais il est utilisé dans le Nouveau Testament pour désigner l’exercice d’un ministère.

Le diakonos, qu’on a parfois transcris par       «diacre», c’est en fait le ministre, le serviteur.

Et les charismes sont les dons que Dieu accorde dans sa grâce à son Église et dont on trouve plusieurs listes, non-exhaustives, dans les épîtres de Paul.

Que dit Pierre des charismes et des ministères ?

Dans une perspective de service plutôt  qu’utilitariste, il m’invite à ne pas me centrer sur moi-même mais à me centrer sur les autres.

Evidemment, c’est toujours intéressant et  même légitime dans une certaine mesure, de se demander : quel sont mes dons, quel est mon appel ?

Mais on peut aussi réfléchir différemment et se demander :

  • Quels sont les besoins autour de moi ?
  • Comment je pourrais me mettre au service des autres ?

Au lieu de se centrer sur soi-même et chercher à s’épanouir dans ses dons, se centrer sur les autres et chercher à se mettre à leur service.

Jésus-Christ lui-même ne s’est-il pas fait serviteur ?

N’a-t-il pas renoncé à sa gloire, à ses  droits et privilèges de Fils de Dieu en devenant homme, semblable à nous, et en prenant la forme d’un serviteur, jusqu’à la mort sur la croix ?

Ne sommes-nous appelés à vivre à sa suite, comme serviteurs les uns des autres ?

C’est là que se trouve la clé de la vie dans l’Église, la voie pour que chacun trouve sa place : l’esprit de service.

Bien-sûr, la bonne volonté ne suffit pas toujours.

Il y a certains services qui nécessitent des  dons ou des compétences.

Vous n’allez pas rejoindre le groupe de louange si vous chantez comme une casserole ni le groupe des présidents de culte si la seule idée de monter sur l’estrade vous fait tomber dans les pommes !

Mais il y a quantité de services, notamment  pratiques, qui ne nécessitent pas de compétence particulière…

Et il y a beaucoup de domaines où on peut apprendre et se former.

Il s’agit donc, au minimum, d’intégrer les besoins autour de nous dans notre réflexion.

Notre place dans l’Église ne dépend pas que de nos dons et de nos aspirations, elle dépend aussi des autres et des besoins de la communauté !

Conclusion :

Souvent l’Église est perçue comme un prestataire de services.

On s’attend à ce qu’elle nous  nourrisse, qu’elle nous apporte réconfort, bien-être, épanouissement…

On l’évalue sur sa capacité à répondre à nos besoins et nos attentes.

Or, nous devrions voir l’Église non comme un prestataire de services mais comme une communauté de serviteurs.

Nous sommes invités à ne pas nous auto-centrer mais à nous centrer sur les autres.

Et tout le monde y trouvera son compte si le service est vécu dans la réciprocité !

Quelle est ma place dans l’Église ? Celle du serviteur, au même titre que tous les autres !

Nul n’est indispensable sinon le Christ.

Chacun, pour sa part, contribue à l’identité et au charme du corps qu’est l’Église.

Et c’est ensemble que nous pourrons être de bons économes de la grâce, en mettant en valeur toutes les pièces du trésor que nous formons par la grâce de Dieu.

Romain 12 v. 9 à 23 (Pour lire le texte, cliquez ici)
9 Que l’amour soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur, attachez-vous au bien.
10 Par amour fraternel soyez pleins d’affection les uns pour les autres et rivalisez d’estime réciproque.
11 Ayez du zèle, et non de la paresse. Soyez fervents d’esprit et servez le Seigneur.
12 Réjouissez-vous dans l’espérance et soyez patients dans la détresse. Persévérez dans la prière.
13 Pourvoyez aux besoins des saints et exercez l’hospitalité avec empressement.
14 Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas.
15 Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent, pleurez avec ceux qui pleurent.
16 Vivez en plein accord les uns avec les autres. N’aspirez pas à ce qui est élevé, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne vous prenez pas pour des sages.
17 Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes.
18 Si cela est possible, dans la mesure où cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes.
19 Ne vous vengez pas vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère de Dieu, car il est écrit : C’est à moi qu’appartient la vengeance, c’est moi qui donnerai à chacun ce qu’il mérite, dit le Seigneur.
20 Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger, s’il a soif, donne-lui à boire, car en agissant ainsi, tu amasseras des charbons ardents sur sa tête.
21 Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien.

Amen

Chant : Bénédiction (Pour lire les paroles, cliquez ici)
Que la grâce et la paix du Seigneur
Soient déposées sur vous,
Sur vos cœurs,
Et que sa lumière vienne éclairer vos vies
Par le nom de Jésus-Christ.

Que la grâce et la paix du Seigneur
Soient déposées sur vous,
Sur vos cœurs,
Et que sa lumière vienne éclairer vos vies
Par le nom de Jésus-Christ.

D’après un texte de Vincent Mieville

Les ironies de la croix

J’ai cité récemment l’exemple de Jésus dont il est dit de lui :

Homme de douleur et habitué à la souffrance Es. : 53.3

Outre le fait des souffrances physiques endurées, sur lesquelles je ne m’attarderais pas, Jésus a dû supporter des moqueries et particulièrement deux ironies. Celles-ci ressortent bien chez Matthieu et nous allons les regarder d’un peu plus prêt.

Mais avant cela un mot sur l’ironie.

L’ironie c’est le fait de ne pas donner aux mots leur valeur réelle ou complète, ou faire entendre le contraire de ce que l’on dit. C’est le contraste entre une réalité cruelle et ce que l’on pouvait attendre.

Elle est utilisée dans l’objectif de dénoncer, de critiquer quelque chose ou quelqu’un. Pour cela, le locuteur décrit souvent la réalité avec des termes apparemment valorisants, dans le but de dévaloriser. L’auteur utilise alors différents procédés de style comme:

  • l’antiphrase qui consiste à dire le contraire de ce que l’on pense, en le montrant d’une manière évidente; ex: “ah! tu es propre! regarde toutes ces tâches!”.
  • Lhyperbole qui exagère les propos; ex: “il est grand, gigantesque”.
  • Ou encore la parodie qui consiste à imiter pour se moquer.

Pour qu’il y ait ironie, il faut:

  • un énonciateur qui fait de l’ironie
  • une cible qui est visée par l’ironie
  • des témoins qui comprennent ce que l’énonciateur dit

La première ironie : lire Mat.27:27-31
27Les soldats du gouverneur conduisirent Jésus dans le prétoire et rassemblèrent toute la troupe autour de lui.
28Ils lui enlevèrent ses vêtements et lui mirent un manteau écarlate.
29Ils tressèrent une couronne d’épines qu’ils posèrent sur sa tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite; puis, s’agenouillant devant lui, ils se moquaient de lui en disant: «Salut, roi des Juifs!»
30Ils crachaient sur lui, prenaient le roseau et le frappaient sur la tête.
31Après s’être ainsi moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements et l’emmenèrent pour le crucifier.

Jésus est accusé d’être roi, mais il est roi !

L’énonciateur: les soldats du gouverneur
Les témoins: la cohorte composée d’environ 600 hommes.

Les soldats du gouverneur romain, Pilate, qui l’ont sans doute entendu s’étonner de la prétendue royauté de Jésus, dont les Juifs l’accusaient, ironisent dans ce sens.

Quelques heures plus tard, lorsque Pilate interroge Jésus il le questionne sur cette royauté qui le trouble :

Pilate rentra dans le prétoire, appela Jésus et lui dit : «”Es-tu le roi des Juifs ?”

Jésus [lui] répondit : « Est-ce de toi-même que tu dis cela ou d’autres te l’ont-ils dit de moi ?

Pilate répondit : Suis-je un Juif, moi ? Ta nation et les chefs des prêtres t’ont livré à moi. Qu’as-tu fait ?

Jésus répondit : « Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne sois pas livré aux Juifs ; mais en réalité, mon royaume n’est pas d’ici-bas.

Pilate lui dit :  « Tu es donc roi ? »

Jésus répondit : « Tu le dis, je suis roi. Si je suis né et si je suis venu dans le monde, c’est pour rendre témoignage à la vérité. Toute personne qui est de la vérité écoute ma voix. Pilate lui répliqua : Qu’est-ce que la vérité ? »

Mais en affirmant sa royauté Jésus profite pour rappeler qu’il est venu rendre témoignage à la vérité. Remarquons la question de Pilate au passage :  Qu’est-ce que la vérité ?Jn.18.33-40

Aujourd’hui nombreuses sont les personnes qui se demandent où trouver la vérité parmi tant de religion, parmi tant de philosophies, parmi tant d’explications scientifiques ou pseudo scientifiques ? Jésus précise à Pilate qu’il est venu rendre témoignage à la vérité, c’est à dire à Dieu lui-même; il a dit quelques mois plus tôt :

Je suis le chemin, ma vérité et la vie, personne ne peut venir à Dieu, que par moi”.

« Qu’est-ce que la vérité ? » Pilate a bien exprimé la problématique quant à la quête humaine de la vérité. Avec lui, nous pourrions dire, d’une autre manière : La vérité ? … Vaste programme !

Si cela pouvait se faire, un simple survol de tout ce qui a été écrit sur ce sujet – ne serait-ce que dans le domaine de la philosophie – cela nous conduirait inévitablement à conclure que la notion même de vérité recouvre quelque chose d’insaisissable, d’indéfinissable ou d’inaccessible en soi. Voici quelques courtes citations illustrant ce constat :

La vérité appartient à ceux qui la cherchent, et non point à ceux qui prétendent la détenir.CONDORCET, mathématicien et philosophe, XVIIIe siècle

La vérité, c’est de chercher toujours la vérité.Romain ROLLAND, écrivain, 1866-1944

Il y a trois vérités : ma vérité, ta vérité, la vérité.Proverbe chinois

Ainsi, de toujours, les écrits et discours d’une foule de penseurs, de religieux, de scientifiques et d’érudits montrent leur volonté de cerner cette question d’une manière convaincante.

Mais aucun n’y parvient. L’humanité semble donc bien rester dans la confusion quant à la recherche de la vérité. Cependant, ils sont conscient que celle-ci a un rapport avec quelque chose de plus grand, de plus haut, de plus beau, de plus parfait que le monde dans lequel ils sont.

D’où cette recherche. Et ils ont raison force que la Bible nous apprend que chaque être humain a été créé à l’image de Dieu et que le  Créateur de l’univers « a mis dans le coeur  e l’homme la pensée de l’éternité.Ecclésiaste

C’est pourquoi en Jésus la vérité est pleinement révélée : Connaître Jésus, c’est connaître la vérité. Écouter les paroles de Jésus, c’est écouter la vérité. Croire en Jésus, c’est croire en la vérité. Suivre Jésus, c’est être sur le chemin de la vérité. Aimer Jésus, c’est aimer la vérité. Obéir à Jésus, c’est obéir à la vérité. Témoigner de Jésus-Christ, c’est rendre témoignage à la vérité. Et tous ceux qui ont accepté un jour, par la foi, d’ouvrir leur coeur à Jésus ont réalisé qu’ils avaient enfin trouvé un sens à sur vie.

Il y a entre Jésus et Pilate comme un dialogue de sourd. Toutefois, Pilate cherchera à épargner Jésus. Mais les Juifs qui veulent sa perte rappelle au gouverneur les impératifs du pouvoir central :

Quiconque se proclame roi s’oppose à César.Jean.19:13

Alors Pilate le leur livra pour être crucifié.Jean.19:1

et il fera clouer l’inscription :

Jésus de Nazareth, roi des Juifs.

Elle est en Hébreux, en latin et en grec. Beaucoup de gens la lisent, dit l’Evangile. Et voilà que déjà cette mort prend publiquement des dimensions inhabituelles, universelles. Cette inscription est méprisante.

C’est le mépris de Pilate, non pas pour Jésus mais pour les Juifs qui lui ont forcé la main. Ainsi se venge-t-il sur eux de ce qu’ils lui ont fait faire. Les Juifs d’ailleurs sentent l’ironie et l’humiliation et demandent :

N’écris pas Roi des Juifs. Mais écris qu’il a dit: je suis roi des Juifs. Pilate qui en a assez, répond sèchement : “ce que j’ai écrit, je l’ai écrit.

Ce sera la dernière parole explicite de Pilate rapportée par les Evangiles. Et sans le vouloir, il donne officiellement à Jésus son vrai titre.

Il faut se rappeler que la royauté de Jésus s’est manifestée par l’humilité.  Il est né dans une étable, en toute discrétion.  Seuls quelques témoins, des bergers et des mages, ont contemplé l’enfant roi.

D’ailleurs, les mages ne se sont-ils pas rendus au palais d’Hérode, mis en place par Rome comme roi de Judée après la prise de Jérusalem par Antoine, pour s’enquérir de la naissance du saint enfant?

est le roi des Juifs qui vient de naître?

Esaïe avait prophétisé quelques 400 années avant l’incarnation de Jésus : 

Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu en Lui, le bras de Dieu ? Il s’est élevé comme une faible plante… il était méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance.

Un roi qui souffre et c’est le paradoxe. Jésus recherche avant tout le bien de ses sujets au détriment du sien. Il vient pour servir sans désir d’avancement personnel…

Après la multiplication des pains, Jean rapporte que  “ces gens, ayant vu le miracle que Jésus avait fait, disaient :

Celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde. Et Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul.Jean.6:14-15

Jésus expriment bien la manière dont il voulait exercer sa royauté ici bas.

Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande. Il lui dit : Que veux-tu ? Ordonne, lui dit-elle, que dans ton royaume mes deux fils que voici soient assis l’un à ta droite et l’autre à ta gauche. Jésus répondit : Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire [ou être baptisés du baptême dont je vais être baptisé] ? Nous le pouvons , dirent-ils. Il leur répondit : Vous boirez en effet ma coupe [et vous serez baptisés du baptême dont je vais être baptisé]. Mais quant à être assis à ma droite et à ma gauche, cela ne dépend pas de moi et ne sera donné qu’à ceux pour qui mon Père l’a préparé. Après avoir entendu cela, les dix autres furent indignés contre les deux frères. Jésus les appela et leur dit : Vous savez que les chefs des nations dominent sur elles et que les grands les tiennent sous leur pouvoir. Ce ne sera pas le cas au milieu de vous, mais si quelqu’un veut être grand parmi vous, il sera votre serviteur ; et si quelqu’un veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup.Matthieu.20 :20-28
.

Jésus n’avait que faire de ce qu’on dirait et penserait de son message et de sa personne. Il n’était pas là pour sa propre personne, ses propres ambitions, mais pour les orienter vers la seule solution qui apporte paix et sérénité au plus profond de son être, pour diriger les hommes à nouveau vers Dieu et vers un Royaume céleste éternel. C’est ce qu’il dit à Pilate lorsque celui-ci lui demande s’il est roi :

Mon royaume n’est pas de ce monde.

Mais il viendra un jour !

La seconde ironie : Lire Matthieu 27: 39-50
39 Les passants l’insultaient et secouaient la tête
40 en disant: «Toi qui détruis le temple et qui le reconstruis en trois jours, sauve-toi toi-même! Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix!»
41 Les chefs des prêtres, avec les spécialistes de la loi et les anciens, se moquaient aussi de lui et disaient :
42 «Il en a sauvé d’autres et il ne peut pas se sauver lui-même! S’il est roi d’Israël, qu’il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui.
43 Il s’est confié en Dieu; que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime! En effet, il a dit: ‘Je suis le Fils de Dieu.’»
44 Les brigands crucifiés avec lui l’insultaient eux aussi de la même manière.
45 De midi jusqu’à trois heures de l’après-midi, il y eut des ténèbres sur tout le pays.
46 Vers trois heures de l’après-midi, Jésus s’écria d’une voix forte: «Eli, Eli, lama sabachthani?» – c’est-à-dire: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?
47 Quelques-uns de ceux qui étaient là, après l’avoir entendu, disaient: «Il appelle Elie.»
48 Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il imbiba de vinaigre; il la fixa à un roseau et lui donna à boire.
49 Mais les autres disaient: «Laisse donc, voyons si Elie viendra le sauver.»
50 Jésus poussa de nouveau un grand cri et rendit l’esprit.

L’homme qui ne peut se sauver lui-même, sauve les autres

  • L’énonciateur: les principaux sacrificateurs, les scribes et les anciens
  • Les témoins: tous ceux qui assistent au spectacle, à l’agonie de Jésus sur la croix

Je pense qu’il n’a pas dû être facile pour Jésus d’entendre:  “il a sauvé les autres, qu’il se sauve lui-même”.

On sait aussi que “l’un des malfaiteurs crucifiés l’injuriait, disant: n’es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous!” Toutefois, au bout d’un moment, l’autre dit à Jésus: “pour nous c’est justice… souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton règne”.

– mais il est nul ! il ne peut pas se sauver ! Il y a ici une tentation identique, dans le fond, à celle vécue dans le jardin de Gethsémanée, à savoir emprunter le chemin de la facilité par le renoncement à sa mission :

Père si tu pouvais éloigner de moi cette coupe, non pas ce que je veux mais ce que tu veux

Trois fois.

Jésus est venu pour faire la volonté de son Père et non la sienne.

Jésus aurait pu éviter les souffrances, les humiliations et le supplice qu’il était en train de vivre. Lorsque Pierre, au moment de l’arrestation de Jésus frappe le serviteur du souverain sacrificateur avec son épée et lui emporte l’oreille, Jésus lui dit :

Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée. Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l’instant plus de douze légions d’anges? Comment donc s’accompliraient les Ecritures, d’après lesquelles il doit en être ainsi?Matthieu 26:52-54

Ce ne sont pas les clous qui le retiennent sur la croix, mais l’amour qu’il porte aux hommes. C’est en restant sur la croix qu’il accomplit le salut non pour lui-même mais pour tous les hommes.

La seconde ironie : Lire Hébreux 7:26-28
26  C’est bien un tel grand-prêtre qu’il nous fallait: saint, irréprochable, sans souillure, séparé des pécheurs et plus élevé que le ciel.
27 Il n’a pas besoin comme les autres grands-prêtres d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, car il a accompli ce service une fois pour toutes en s’offrant lui-même en sacrifice.
28 En effet, la loi établit comme grands-prêtres des hommes sujets à la faiblesse, tandis que la parole du serment prononcé après l’instauration de la loi établit le Fils, qui est parfait pour l’éternité.

L’apparition des ténèbres lors de la crucifixion, dont mentionne les évangiles, ont visualisé en quelque sorte l’existence du péché. En effet, l’obscurité et les ténèbres sont sur toute la terre. Ainsi en est-il de la 6ème à la 9ème heure, c’est-à-dire de midi à 15 heures. C’est le black out total dans les récits de la crucifixion. Jésus est seul. Jésus expie. Il est maudit. Il est abandonné.

Trois heures de silence, trois heures d’obscurité, trois heures d’agonie inconcevable à l’esprit humain car Jésus est ici fait péché pour nous. Puis, un cri déchirant :

Eli, Eli, lama sabachthani .

Nous sommes ici presque à la fin et au cœur du drame.

Cette parole est la seule qui soit rapporté par plus d’un évangéliste (Matthieu et Marc.). Toutes les autres paroles ne le sont qu’une seule fois.

Elle est la seule à être donné dans l’original : en araméen pour Marc et en Hébreux pour Matthieu, traduite aussitôt pour que tous comprennent :

mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné !

C’est le seul moment où Jésus s’adressant à son Père dit : mon Dieu. C’est le cri de détresse le plus poignant qui soit jamais sorti de la bouche du Seigneur.

Cette parole manifeste le fait qu’il portait le péché sur lui et que Dieu, trop pur pour voir le mal, a détourné de son Fils ses regards. La grâce a un prix ; elle a coûté à Dieu son Fils unique et elle a coûté la vie à ce Fils.

Et ce qui apparaît comme un échec devient une éclatante victoire:

Il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle en triomphant d’elles par la croix.écrit Paul aux Colossiens (2:15)

Dès sa naissance le nom qui lui est donné oriente sa mission finale: l’ange dit à Joseph :

Elle enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Jésus; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés (Mat.1:21).Voilà le véritable but de son ministère.

Remarquez qu’il n’est pas dit qu’il sauverait son peuple de Rome, comme beaucoup l’ont espéré, et que les deux disciples sur le chemin d’Emmaüs expriment bien: “nous espérions que se serait lui qui sauverait Israël”, mais du poids du péché qui séparent l’homme de son Dieu créateur.

Ce sont vos péchés qui mettent une séparations entre vous et votre Dieu.

Lire Luc.5:17-26
17 Un jour, Jésus enseignait. Des pharisiens et des professeurs de la loi, venus de tous les villages de la Galilée, de la Judée et de Jérusalem, étaient assis là et la puissance du Seigneur se manifestait par des guérisons.
18 Et voici que des hommes qui portaient un paralysé sur une civière cherchaient à le faire entrer et à le placer devant Jésus.
19 Comme ils n’avaient pas trouvé moyen de l’introduire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, par une ouverture, ils le descendirent sur sa civière au milieu de l’assemblée, devant Jésus.
20 Voyant leur foi, Jésus dit: «Mon ami, tes péchés te sont pardonnés.»
21 Les spécialistes de la loi et les pharisiens se mirent à raisonner et à dire: «Qui est cet homme qui profère des blasphèmes? Qui peut pardonner les péchés, si ce n’est Dieu seul?»
22 Jésus connaissait leurs pensées; il prit la parole et leur dit: «Pourquoi raisonnez-vous ainsi dans vos cœurs?
23 Qu’est-ce qui est le plus facile à dire: ‘Tes péchés [te] sont pardonnés’, ou: ‘Lève-toi et marche’?
24 Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés, je te l’ordonne – dit-il au paralysé –, lève-toi, prends ta civière et rentre chez toi.»
25 Celui-ci se leva immédiatement en leur présence, prit la civière sur laquelle il était couché et rentra chez lui en rendant gloire à Dieu.
26 Tous étaient dans l’étonnement et célébraient la gloire de Dieu; remplis de crainte, ils disaient: «Nous avons vu aujourd’hui des choses extraordinaires.

Matthieu savait que Jésus était le sauveur, le fils de la femme de la prophétie de Gen.3:15 :

Je mettrait inimitié entre toi (Satan) et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.

Si Jésus veut sauver les hommes de la colère à venir et le réconcilier avec Dieu son Père, il ne peut pas se sauver, il ne doit pas se sauver lui-même.

Il est important dé noter que si Dieu le Père a détourné les regards de son Fils à cause du péché qu’il portait, il a témoigné sa présence tout au long de son supplice, comme pour répondre aux ironies, par l’apparition des ténèbres, dont nous avons parlé, et ensuite par le voile du Temple qui se déchire du haut vers le bas, et qui inaugure la nouvelle relation entre Dieu et les hommes, comme l’écrit l’auteur de l’épître aux Hébreux :

Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.Hébreux.4:14&16

La soudaineté et l’intensité de tous ces événements ont touché le centenier qui confesse : “assurément cet homme était Fils de Dieu”.

Conclusion :

Le diable fait toujours une oeuvre qui le trompe. S’il a cru utiliser l’ironie pour humilier, rabaisser et décourager, Dieu s’en est servit pour attester des vérités.

Mais nous devons nous rappeler ce que Jésus a dit:  “le disciple n’est pas plus que le maître, s’il m’ont haï ils vous haïront aussi”.

C’est pourquoi  je pense enfin encore à ses souffrances qui résultent directement de notre foi et de notre engagement en Jésus. Souffrances qu’il ne faut pas occulter ni minimiser parce qu’elle sont bien réelles. Une vie à contre-courant du monde produit le rejet par la famille ou les amis, et des donc des persécutions

Lire 1Pierre 4.14-15
14 Si vous êtes insultés à cause du nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. [Eux, ils blasphèment l’Esprit, tandis que vous, vous lui rendez gloire.] 15 Que personne parmi vous n’ait à souffrir pour avoir tué, volé, fait le mal ou pour s’être mêlé des affaires d’autrui.

Pierre conclue par

que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leur âme au fidèle Créateur, en faisant ce qui est bien.1 Pierre 4 v 19

(…)

Oui, les hommes peuvent ironiser sur notre foi ou sur l’auteur de notre foi, ils peuvent se moquer de notre engagement et de nos prises de positions, nous martyriser physiquement, moralement ou spirituellement, n’oublions pas que le Seigneur en tirera une gloire, si toutefois, à l’exemple de Jésus, nous demeurons fidèlement attachés à Lui et à ses promesses.

Le Notre Père (2)

Voici donc comment vous devez prier: ‘Notre Père céleste! Que la sainteté de ton nom soit respectée, 10 que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel..Matthieu 6 : 9-10

« Seigneur apprends-nous à prier. » C’est la demande adressée à Jésus par ses disciples et c’est suite à cette demande, que Jésus livre cette prière qui reste un modèle de sobriété, mais qui contient de grands enseignements pour chacun des disciples du Christ.

Rappel de la  structure de la prière

Les v9-10 – orientent notre prière vers Dieu. Chaque mot, chaque pensée concernent Dieu lui-même, il est le Tout-Puissant, le Créateur. C’est vers Lui, et vers Lui seul, que s’orientent nos pensées. Ces versets sonnent alors comme la confession de notre foi en ce Dieu infini auquel nous nous adressons.

Les versets v11-13 – la prière devient alors intercession et supplique. C’est le temps pour le disciple du Christ d’exposer à Dieu ses besoins essentiels pour sa vie, tout autant que spirituels.

Le verset v13b – la prière se termine par l’adoration et la louange qui proclament la souveraineté sans partage de Dieu sur tout l’univers.

Notre Père céleste! Dieu est le Père de chaque personne qui a donné sa vie à Jésus-Christ. Mais appeler Dieu « Père », alors qu’on n’a pas donné sa vie à Christ et qu’on a pas cette foi qui fait dire qu’il est le Fils unique de Dieu, le Seigneur et le Sauveur … c’est une erreur ou un mensonge et c’est faire de cette prière une vaine redite.

Notre Père céleste! Que la sainteté de ton nom soit respectéeDieu est saint – trois fois saint – c’est-à-dire que le péché (le mal) sous quelque forme qu’il se manifeste, n’a aucune prise sur lui. Mais ça signifie aussi qu’il a une haine sans limite du péché. Le disciple du Christ est appelé à avoir cette même haine du péché pour honorer le nom même de Dieu qui est saint. C’est ça, le chemin de la sanctification sur lequel nous avons parfois du mal à progresser.

Le disciple du Christ, vivant parmi les hommes, est porteurs du nom de Dieu, il est un ambassadeur de son Roi, c’est sa responsabilité de air briller ce nom, par sa vie et par le message de vie dont il est le porte-parole.

Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel – Dieu est le Roi qui est au-dessus des cieux. Levant les yeux au ciel, Salomon s’écrie que « les cieux des cieux ne peuvent contenir Dieu » (1 Rois 8.27).

Que ton règne – ces paroles sont celles de l’espérance. L’espérance de l’enfant de Dieu qui reconnaît la souveraineté de son Seigneur sur sa création ainsi que sur sa vie personnelle.

Qu’est-ce que le Royaume de Dieu ?

1ère piste – Le Royaume des cieux, ce n’est pas un monde terrestre amélioré, un âge d’or quelconque, mais c’est d’abord le lieu où le Seigneur recevra tous ceux qui auront cru en son Fils le Christ (Apocalypse 21, Esaïe 60-66) c’est le paradis, la Nouvelle Jérusalem.

Apocalypse 21.1-2 « Je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre, car le premier ciel et la première terre avaient disparu et la mer n’existait plus. Je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem … » Ce Royaume, nous en connaissons donc la réalité, mais nous ne l’avons pas encore vu, parce que « C’est en espérance que nous sommes sauvés » (Romains 8.24).

2ème piste – Le Royaume des cieux, c’est aussi Jésus lui-même. Quand Jésus s’approchait des hommes, il pouvait leur dire : « Le royaume de Dieu est venu jusqu’à vous. » (Matthieu 12.28, Luc 17.20). Jésus est le Royaume, il en est aussi la porte de ce Royaume (Jean 10.7) il en est la lumière (Jean 8.12), le cœur, le commencement et la fin … jusque dans l’éternité.

3ème piste – Le chrétien est porteur du Royaume des cieux, parce que par son Esprit, c’est le Christ qui vit en lui. Ce qui signifie que nous sommes beaucoup plus que de simples témoins de ce Royaume. Quand Jésus envoie ses disciples, il leur recommande de dire aux personnes rencontrées : « Le royaume de Dieu s’est approché de vous. » (Luc 10.9). Le croyant est porteur du Royaume de Dieu dans ce champ qu’est le monde, il est l’ambassadeur de son Roi et de son Royaume éternel de lumière et de paix.

Ce que nous pouvons dire, pour regrouper ces trois pistes de réflexion, c’est que le Royaume de Dieu est la sphère où s’exerce pleinement son autorité, là où brille sa Gloire du Seigneur. Partout où la souveraineté de Dieu est reconnue et glorifiée, là est le Royaume de Dieu.

C’est pourquoi Jésus est le Royaume de Dieu, lui qui a accompli pleinement toute la loi de Dieu, toute la volonté de Dieu : et il l’a fait avec joie, volontairement. C’est aussi pourquoi le disciple de Jésus-Christ est un ambassadeur de ce Royaume (2 Corinthiens 5.20, Luc 9.2), nous sommes des personnes qui reflétons la personne du Christ et la réalité du Royaume des cieux.

« Que ton règne vienne » . Nous attendons la venue de Jésus pour que s’ouvrent enfin les portes de ce Royaume. Quand nous prions ainsi, non seulement nous appelons la venue de Jésus-Christ dans la gloire, mais nous demandons aussi au Père et au Fils de régner dans notre vie par la présence du Saint-Esprit, parce que Jésus veut être le Seigneur de notre vie.

Remarque : si une personne prie ainsi, mais qu’elle n’est pas chrétienne, ces paroles n’ont aucun sens. Mais j’ajoute aussi que si un chrétien prie ainsi, mais qu’il n’est pas prêt à accepter la souveraineté de Dieu dans sa vie, alors je crains fort que ces paroles ne soient qu’un mensonge, une hypocrisie (du théâtre) … c’était d’ailleurs le problème des Pharisiens, dont la foi n’était qu’une mise en scène.

Le Royaume de Dieu, la présence de Christ en nous, , c’est ce que le Seigneur Jésus nous invite à chercher par-dessus toute autre chose : « Recherchez d’abord le royaume et la justice de Dieu, et tout cela vous sera donné en plus. » (Matthieu 6.33)

 Que ta volonté soit faite

Si la parole précédente était la prière de l’espérance, mais aussi de l’assurance … ces paroles sont la prière de l’obéissance.

L’espérance du retour du Seigneur ne doit pas être une échappatoire. Disciples du Christ, nous le sommes et notre mission, ici-bas, c’est de faire la volonté de notre Seigneur et Sauveur, celui dont nous avons dit qu’il est le souverain de notre vie, celui qui vit en nous par son Esprit saint.

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Au ciel, la volonté de Dieu s’accomplie parfaitement, sans aucun « raté » et c’est l’armée de l’Eternel qui l’accomplit. Dans le Royaume de Dieu, il n’y a pas de place pour la désobéissance, pour l’avoir oublié Satan en a été chassé. Dieu n’attend pas de ses enfants une obéissance servile, hypocrite et sans amour. Bien au contraire. Quand le Seigneur appelle Esaïe à le servir, il lui dit ceci : « Qui vais-je envoyer et qui va marcher pour nous? » avec simplicité et foi, cet homme lui répond : « Me voici, envoie-moi! » (Esaïe 6)

Cette obéissance, Jésus en donne le secret : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. » (Jean 4.34) se nourrir de la volonté de Dieu, celle qui est exprimée dans les pages de la Bible, celle que le Saint-Esprit, agissant en nous, nous fait connaître. C’est important, c’est même vital.

Toute la volonté de Dieu pour ses enfants, est exprimée par ces paroles : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est le premier commandement et le plus grand. Et voici le deuxième, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. » (Matthieu 22.37-40)

Tous nos actes, toutes nos paroles, tous nos choix doivent être dictées, pesées, calibrées à la lumière de cette loi d’amour … si la volonté de Dieu est facile à connaître, la vivre peut ressembler parfois à une lutte contre les penchants de notre cœur. Vivre de l’obéissance à la Parole de Dieu, peur parfois nous mener sur des chemins difficiles, des chemins où il faut s’approcher avec foi de notre Dieu pour être capable de la faire … jusqu’au bout quelles que soient les circonstances et les conséquences.

La loi de l’amour est exigeante … Dieu ne peut pas se contenter miettes de notre amour. Relisez le livres des Psaumes, beaucoup expriment les difficultés rencontrées, mais aussi le secours qui vient de Dieu et ce n’est pas pour rien que le prophète Jérémie a écrit le livre « des Lamentations » … mais ce prophète a toujours tenu ferme dans son engagement servir son Seigneur, même dans les pires difficultés et oppressions dont il a été la victime. Souvenez-vous également de Daniel et de ses amis : jetés dans la fournaise ardente, ou aux lions, ils ont tenu ferme dans l’obéissance à la volonté de Dieu. Jésus donne aussi l’exemple suprême de l’obéissance, lui qui voyant approcher son supplice et sa mort prie ainsi : « Mon Père, si cela est possible, que cette coupe s’éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. » (Matthieu 26.39).

C’est par amour pour son Père et par amour pour l’humanité entière que Jésus s’est offert en sacrifice … il a ainsi accompli toute la loi de Dieu, dans les plus sévères de ses exigences. Parler ainsi peut paraître dur, trop exigeant : mais le Seigneur s’est sacrifié pour nous et en lui donnant notre vie, nous avons accepté qu’elle ne nous appartienne plus, puisque désormais, elle lui appartient.

Mais il ne faut pas non plus croire que c’est à une vie de douleur que nous sommes appelés et dans l’Ecriture, des dizaines de passages parlent de la joie, un des plus connus étant ces paroles de l’Ecclésiaste : « Mange bois réjouis-toi ! ». C’est dans les Psaumes qu’on trouve 58 de ces passages :

« Moi, j’ai confiance en ta bonté, j’ai de la joie dans le cœur à cause de ton salut. Je veux chanter en l’honneur de l’Eternel, car il m’a fait du bien. » (Psaume 13.6) … « Quand on tourne les regards vers lui, on est rayonnant de joie, et le visage ne rougit pas de honte » (Psaume 34.6) … etc. …

 Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Un texte nous interpelle :  « Nous avons auprès de lui cette assurance: si nous demandons quelque chose conformément à sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu’il nous écoute, quelle que soit notre demande, nous savons que nous possédons ce que nous lui avons demandé. » (1 Jean 5.14-15). 

Prier, ce n’est pas faire plier Dieu à notre volonté. Mais c’est quand nous connaissons sa volonté et parce que nous la connaissons que nous pouvons prier … Dieu alors écoute nos prières et y répond, parce que nous prions en plein accord avec sa volonté … c’est l’exemple de la prière de Jésus à Gethsémané … sa prière a été pleinement exaucée, puisque nous sommes là aujourd’hui.

Dieu nous aime, nous l’aimons, apprenons chaque jour un peu plus à connaître sa volonté.

Je termine par une traduction d’une théologienne protestante (Francine Carillo). Une traduction que j’ai trouvé particulièrement pertinente et qui nous permet d’aborder sous un autre cette première partie de la prière : « Notre Père céleste! Que la sainteté de ton nom soit respectée, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. »

Voici la traduction de Francine Carillo : « Notre Père qui es aux cieux, que, comme au ciel aussi sur terre, ton nom soit sanctifié, ton règne vienne et ta volonté soit faite! » 

Saisissez-vous la nuance ? Dieu est au ciel et ce qui est demandé dans la prière, c’est que tout se passe sur la terre comme ça se passe au ciel : la sanctification du nom de Dieu, son règne et sa volonté.

Le Pardon : les racines d’amertume

Introduction :

10 avril 98 : traité de paix Irlande N/S… et aujourd’hui avec Brexit?

Oui mais attention, paix, reprise des relations, ne veut pas dire “pardon”. D’ailleurs dans certains quartiers on construit des murs de protection.

Les Libanais entre eux ?   Liban –Israël ? Serbes – Kosovars – Croates  ?

8 mai 45 : armistice, opposants d’hier assis à la même table, et qui pendant 60 ans vont reconstruire relations. Mais le pardon exprimé, le vrai pardon de ceux qui reconnaissent qu’ils n’ont pas été que des victimes, mais qu’ils ont leur part de responsabilité, ce pardon exprimé publiquement, il aura fallu attendre ces dernières années pour qu’il soit officiellement annoncé. 50 ans pour que les Français par ex. puissent dire au peuple juif: nous vous demandons pardon pour notre responsabilité dans vos terribles épreuves.

Facile le pardon ? L’Histoire nous démontre le contraire.

Et le Seigneur Jésus-Christ, lorsqu’il s’adresse à ses disciples dans le sermon sur la montagne, en rajoute encore :

Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous? Les publicains n’agissent-ils pas de même? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire? Les païens n’agissent-ils pas de même?.Matt 5 :46

et

Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent..Matt 5 :44

Et comme le Seigneur est un excellent pédagogue, il ne se contente pas d’énoncer un grand principe, et débrouille-toi avec, non, il passe à la mise en pratique, et donne 2 consignes très simples pour sortir d’un conflit, quelque il soit.

Lisons

Et lorsque vous êtes debout pour prier, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez-lui afin que votre Père céleste vous pardonne aussi vos fautes.Marc 11 :25

Lisons aussi 

Son maître lui dit: ‘C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup. Viens partager la joie de ton maître.’ 24 Celui qui n’avait reçu qu’un sac d’argent s’approcha ensuite et dit: ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur: tu moissonnes où tu n’as pas semé et tu récoltes où tu n’as pas planté.Matt. 5 :23,24

Mais Seigneur, c’est pas possible, les traducteurs ont du se tromper, dans ces 2 passages il y a tout et son contraire, les situations et les responsabilités sont inverses dans le 2ème texte par rapport au 1er , et dans les 2 cas la consigne est la même “toi va !”

Si moi j’ai quelque chose contre mon frère, que je doive faire le 1er pas, soit. Mais quand c’est lui, je suis quand même pas responsable ! Et bien si.

Essayons de comprendre ce que le Seigneur veut nous expliquer :

Imaginons, une incompréhension, une blessure, bref un conflit…

Le problème, c’est que désormais B est convaincu que la seule façon de sortir du conflit, c’est que A réalise qu’il l’a agressé et qu’il vienne demander pardon. B s’enferme donc dans son rôle de victime, convaincu qu’il ne possède aucune clé pour sortir du conflit, que seul A l’agresseur détient la solution.

B a une vue bien étriqué et déresponsabilisante de la situation, Car un conflit ce n’est jamais un schéma aussi simple, mais il y a toujours au minimum une 2ème partie.

Avec le temps qui passe, 2 cas de figures

  1. Rien, aucune réaction de B. B est un être hyper-spirituel. Bravo. Je pense que des êtres d’une telle sanctification, il en existe quelques uns, quelque part… au ciel.
    Que l’on ne veuille pas réagir, oui d’accord, que l’on essaie de ne pas réagir, oui, mais si même un grand homme comme l’apôtre Paul constate : “je ne fais pas ce que je voudrais, mais je fais ce que je ne veux pas”, alors je crois que celui ou celle parmi nous qui affirmerait ne pas réagir dans un conflit, peut s’entendre dire : mon frère, ma sœur, je crois que tu te surestimes beaucoup.

Que nul ne s’abuse lui-même; si quelqu’un parmi vous pense être sage, qu’il devienne fou afin de devenir sage.1 Cor 3 :18

  1. 2ème solution : B “fait le poing dans sa poche”, rumine, rumine, etc… ou pour utiliser une image biblique… “les racines d’amertume poussant des rejetons…”Peut-être B va réagir, humainement, et même peut tenter d’entrer en relation avec A. Mais dans un tel état, avec de telles racines, que la rencontre ne peut être que catastrophique.On va ainsi entrer dans un 2ème conflit.Et comme A est un bon chrétien spirituel, mais faut pas exagérer quand même… on repart pour un tour…C’est ce qu’on appelle un cercle vicieux.

Comment le briser ?

Veillez à ce que personne ne se prive de la grâce de Dieu ; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés”.Hébreux 12:15

Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous.Ephésiens 4:31

C’est là le moment le plus difficile du conflit, quand la Parole de Dieu dit à B : tu veux briser le cercle ? quitte ta position “confortable spirituellement parlant” de victime, et ouvre les yeux sur ce que tu es vraiment, B : blessé, certes, mais aussi un pécheur responsable de son péché, péché sous-terrain, qui s’appelle : amertume, susceptibilité, blessure envers A.

Moment difficile parce que de tout son être B se rebelle à l’idée de ne plus être une victime, mais moment extrêmement encourageant car l’infinie sagesse de Dieu est en train de dire à B : bonne nouvelle, toi B tu détiens au moins 3 clés pour sortir du conflit ! C’est toi et personne d’autre qui détient les possibilités d’être libéré de ce conflit.

Sur A, tu n’as aucune possibilité d’action.

Mais sur le cercle, tu as les clés.

  • 1ère clé : D’abord dire à Dieu : je confesse mon péché, mes racines, mes rejetons… “Dieu, je confesse que mon attitude vis-à-vis de A s’appelle péché, et je t’en demande pardon”.B libéré de son péché peut désormais réfléchir au conflit initial, mais sans remettre ses lunettes de victime.Car tant que B regarde A avec ses lunettes de victime, il ne peut analyser la situation car il lui manque des éléments.

Comment savoir pourquoi A l’avait agressé ?

  • volontaire pour blesser ?
  • volontaire pour dire “4 vérités” ?
  • volontaire par amour ? (prov. version Kuen)

Celui qui critique en toute franchise, travaille pour la paix.Prov.10 :10

Mieux vaut reprendre ouvertement quelqu’un que de lui laisser croire qu’on ne l’aime pas.Prov.27 :5

  • involontaire, ne s’en est pas aperçu ?
  • a oublié ?
  • déjà demandé pardon à Dieu., et pense donc que c’est réglé ?
    J’ai constaté que beaucoup dans l’Église pensent comme çà. Pour eux saluer à nouveau quelqu’un veut dire “pour moi c’est réglé”, mais comme le pardon n’est pas verbalisé, pour l’autre çà passe pour de l’hypocrisie, et on redémarre pour un tour supplémentaire de conflit.

    Le pardon selon la Bible est un acte juridique, qui relève de la Parole, et qui veut qu’on se trouve face à l’autre pour dire “je te demande pardon, ou je te pardonne”.

    Mais vous voyez bien que B n’a pas tous les éléments en main pour porter un jugement de valeur.

  • 2ème clé : B libéré de son péché peut désormais réfléchir au conflit initial, avec des lunettes ajustées, en homme libre. Il peut alors dire à Dieu : “je décide de pardonner à A”
  • 3ème clé : Il faut (et il suffit) de dire : “A, pardonne-moi d’avoir péché contre toi”.

Pas : “A, pardonne-moi d’avoir à mon tour péché contre toi… après que tu m’ai violemment agressé ou blessé le jour où…” non, non,
sinon B ré-enfile sa peau de victime et réaffirme à A que c’est lui le responsable.

Non simplement : “A, pardonne-moi d’avoir péché contre toi, POINT !”

Ce faisant, B est sorti du conflit, il le vide de son contenu, laissant A face à sa conscience et à son Dieu.

C’est ici qu’intervient le facteur TEMPS

Heureusement Eccl 3:7-8 nous dit:

  • Il y a un temps pour déchirer, et un temps pour coudre ;
  • un temps pour se taire, et un temps pour parler ;
  • un temps pour aimer, et un temps pour haïr ;

Le Dieu qui m’a créé, qui a créé mon psychisme, sait parfaitement que j’ai besoin de temps, et que c’est normal. Ouf, rassurant, non?

Donc, quand le temps est venu, en pardonnant, B sort du conflit, il le vide de son contenu, laissant A face à sa conscience et à son Dieu.

Comment cela peut-il se faire ?

Lisons

Que chacun examine ses propres œuvres, et alors il aura de quoi être fier par rapport à lui seul, et non par comparaison avec un autre, car chacun portera sa propre responsabilité. Galates 6 :4-5

et 

Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger, s’il a soif, donne-lui à boire, car en agissant ainsi, tu amasseras des charbons ardents sur sa tête. Romains 12 :20

Qu’est-ce que c’est que cette histoire de charbons ardents ?

On pense tout de suite “çà veut dire que B en se libérant fait peser un jugement sur A” et effectivement le Psaume 11 :6 présente les charbons ardents comme le jugement de Dieu : ” Il fait pleuvoir sur les méchants Des charbons, du feu et du soufre, Un vent brûlant, c’est le calice qu’ils ont en partage.”

Mais 2 Samuel 22 :9 nous dit que les charbons ardents, c’est “ce qui sort de la bouche de Dieu”.

Mais c’est surtout Esaïe 6 :6-7 qui est instructif

Lisons

  1. Se trouvant face à face avec Dieu, Esaïe quitte la place qu’il pourrait avoir de pauvre petit prophète incompris et malmené, victime de l’incompréhension du peuple. Esaïe prend sa vraie place, celle de pécheur conscient de son péché “malheur à moi, je suis un homme dont les lèvres sont impures”. (idem B)
  2. Les charbons ardents sont alors pour lui le moyen d’être purifié. Esaïe 6 :6-7

Donc B en sortant du conflit, va mettre sur la tête de A, des charbons ardents, c’est-à-dire la lumière de la Parole de Dieu, ce qui sort de la bouche de Dieu. Cette lumière qui contrastant avec l’ombre va mettre en relief le péché de A, lumière qui va faire prendre conscience à A du choix que la Parole de Dieu lui offre : jugement ou purification.

Donc non seulement B sort du conflit en utilisant ses 3 clés

  • demander pardon à Dieu et à A pour ses propres péchés d’amertume et autres;
  • devant Dieu et devant A, pardonner à A

Mais en plus, et surtout sans le lui dire explicitement, mais par son attitude, il place A devant la possibilité d’être également libéré.

Dernière question : Pourquoi puis-je dans tous les cas demander pardon, puis pardonner ? La barre n’est-elle pas trop haute ? Tu te rends compte de ce que tu demandes ?

Esaïe nous a montré le début de la piste, Christ nous en rappelle le pourquoi : Lisons

Lisons Matthieu 18 : 21 à 35 (Cliquer ici)
Alors Pierre s’approcha de Jésus et lui dit: «Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi? Est-ce que ce sera jusqu’à 7 fois?»
Jésus lui dit: «Je ne te dis pas jusqu’à 7 fois, mais jusqu’à 70 fois 7 fois.
»C’est pourquoi, le royaume des cieux ressemble à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Quand il se mit à l’œuvre, on lui en amena un qui devait 10’000 sacs d’argent. Comme il n’avait pas de quoi payer, son maître ordonna de le vendre, lui, sa femme, ses enfants et tout ce qu’il avait, afin d’être remboursé de cette dette. Le serviteur se jeta par terre et se prosterna devant lui en disant: ‘[Seigneur,] prends patience envers moi et je te paierai tout.’ Rempli de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit la dette. Une fois sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait 100 pièces d’argent. Il l’attrapa à la gorge et se mit à l’étrangler en disant: ‘Paie ce que tu me dois.’ Son compagnon tomba [à ses pieds] en le suppliant: ‘Prends patience envers moi et je te paierai. Mais l’autre ne voulut pas et alla le faire jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait payé ce qu’il devait. A la vue de ce qui était arrivé, ses compagnons furent profondément attristés, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors le maître fit appeler ce serviteur et lui dit: ‘Méchant serviteur, je t’avais remis en entier ta dette parce que tu m’en avais supplié. Ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon comme j’ai eu pitié de toi?’ Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il ait payé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son cœur.» 

Personne ne dit à B que sa blessure n’est pas grave, ni qu’elle est minime, 100 deniers = 3 mois de salaire, c’est important. (pour un conflit de divorce, on pourrait dire = 10 ans de vie gâchée par ex. c’est pas rien)

Il y a certains contentieux dans nos vies qui ne sont pas négligeables.

On ne peut pas les traiter comme s’ils n’existaient pas.

Que mon frère m’ait offensé,

Que mon collègue m’ait fait une terrible crasse, cela peut arriver, et je ne peux pas purement et simplement fermer les yeux.

On pourrait citer beaucoup d’autres exemples, femmes battues, enfants martyrs, et même si tu es jeunes, à l’école : les autres se moquent de toi, t’ont peut-être volé quelque chose, ou frappé .

Le mal qu’on a pu nous faire est bien réel, on ne peut pas sûrement et simplement fermer les yeux.

Il n’est pas question ici de mettre en doute la réalité, ni le montant de la dette que A a vis à vis de B (100 jours de salaire).

Mais la dette de B devant son roi, devant Jésus-Christ son Seigneur est sans commune mesure : 10 mille talents = 60 millions de deniers = 60 millions de jours de salaire.

Le rapport des 2 dettes est de 1 / 600 mille !

Bien sûr c’est une hyperbole, Jésus aurait pu tout aussi bien dire 300 mille ou 4 millions.

Pour nous donner une idée, je propose un exemple plus facile à illustrer, non plus en prix mais en distance.

A et B sont côte à côte.

Un jour B considère que A l’a blessé. Il met donc une distance avec lui (10m par ex.)

Considérons cette distance comme l’unité de base.

Si le chemin qui me sépare de mon agresseur A est grand comme çà,
le chemin qui séparait Dieu de moi est, non pas comme çà (100 mille fois plus long),
mais comme çà = 600 mille fois plus loin., en gros celle d’un satellite jusqu’ici.

Et pourtant Dieu en J-C a parcouru pour me rejoindre B.

Peux-tu faire la distance qui reste pour rejoindre A? me demande Jésus.

Sinon, t’aurais pas un problème?

Devant cette dette extraordinaire qui nous a été remise, n’avons-nous pas la force d’imiter notre divin modèle, et à notre tour de pardonner.

Relire Ga16 :3-5

Si quelqu’un pense être quelque chose, quoiqu’il ne soit rien, il s’abuse lui-même. Que chacun examine ses propres oeuvres, et alors il aura sujet de se glorifier pour lui seul, et non par rapport à autrui, car chacun portera sa propre charge. Matthieu 18:21 à 35

Que durant les jours qui viennent chacun médite sur ce qu’il a à faire, et sur les initiatives qu’il doit prendre.

Et surtout, reconnaissance devant un tel amour reçu…..

Cantique  : Pardon
1. Pardon, pardon d’avoir jugé,
Pardon, pardon d’avoir condamné,
Pardon, pardon d’avoir blessé,
Pardon, pardon d’avoir critiqué.

Refrain
C’est vrai, mon cœur est tortueux ;
C’est vrai, il est dur et orgueilleux,
Et sans toi, je ne peux pas changer,
Seigneur, viens m’apprendre à aimer.

2. Pardon de mépriser mes frères,
Pardon de rester là sans rien faire,
Pardon, c’est mon cœur qui te prie,
Pardon, oh ! viens purifier ma vie.

Refrain
C’est vrai, mon cœur est tortueux ;
C’est vrai, il est dur et orgueilleux,
Et sans toi, je ne peux pas changer,
Seigneur, viens m’apprendre à aimer.

Pont
Tu nous as donné ta vie.
Tu as donné ton Esprit
Pour que l’on soit tes témoins.

Tu as dit, c’est par l’amour
Que le monde qui nous entoure
Verra que tu es vivant.

Alors entends nos prières,
Viens renverser nos barrières,
Viens nous apprendre à aimer.

Refrain
C’est vrai, nos cœurs sont tortueux ;
C’est vrai, ils sont durs et orgueilleux,
Mais par toi, nous serons transformés ;
Seigneur, rétablis l’unité.

Refrain b
C’est vrai, mais toi tu as payé;
C’est vrai, mais toi tu as tout changé,
Et par toi nous serons transformés ;
Seigneur, rétablis l’unité.
Seigneur, nous voulons l’unité.
Seigneur, nous voulons l’unité.!

La Loi, Moi et Jésus

Romains 7 : 14 – 8 : 6 (Pour lire ce texte, cliquez ici)
Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché.

Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais.

Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne.

Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi.

Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair : j’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien.

Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.

Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.  Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ?… Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur !… Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché.

Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ. En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.  Car-chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, -Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit. Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit. Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix.

Nous nous demandons souvent pourquoi nous nous comportons de la manière décrite dans ce passage.

Dans Romains 7, Paul évoque ce dilemme : bien que nous soyons en Christ par la foi, nous péchons physiquement malgré tous nos efforts et il semble qu’il est impossible d’être débarrassés de nos péchés.

Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais.V15

: Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.V19

Paul dit que les bonnes choses dans la vie, qui sont bien pour moi et je veux bien les faire, je ne les fais pas.

Et les choses qui sont mauvaises dans la vie et que je ne veux pas faire, je les fais.  Est-ce un problème que nous avons tous ?

Paul explique ce dilemme en disant qu’il y a en fait trois lois spirituelles en chapitre 7.

Tout d’abord il y a la loi de Dieu,

Mais je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’eût dit : Tu ne convoiteras point.V7

Il s’agit ici de la loi que Dieu a donnée à Moïse, les dix commandements.

:  La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.12

Et la deuxième loi Paul l’appelle : La loi du péché.  Au versets 22-23 :

Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres.

Ça c’est la deuxième loi spirituelle dont Paul parle. Et cette deuxième loi qui est l’ennemi de la loi morale, la loi de Dieu, la première loi spirituelle. Cette loi fait la guerre à la loi de Dieu et ce conflit est bien présent en moi.  Cette loi me prend comme captif, de cette loi du péché.

Il y a aussi une troisième loi qui est le remède à ce conflit, en Chapitre 8 : 2,

La loi spirituelle de la vie. En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.V12

Cette troisième loi est là pour contrer, pour servir comme contrepoids, pour neutraliser la deuxième loi.

Paul décrit la relation entre ces trois lois.

La 1ère loi décrit le caractère de Dieu, c’est la loi morale.

La 2ème loi du péché qui va contre la loi de Dieu.

La 3ème loi la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ qui neutralise la loi du péché et de la mort qui est en moi.

Alors quelle est la relation entre ces trois lois.

La loi morale décrit le caractère de Dieu.

La loi du péché résiste le caractère de Dieu.

La loi de l’esprit de vie restore en nous le caractère de Dieu.

Le dilemme est bien évident :

 Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle.  La loi est sainte, et le commandement est saint, juste et bon ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché.  Vendu comme esclave au péché.Verset 14

Paul dit que mon désir dans mon cœur, c’est de reconnaître que ce qui est bon je le désire, je veux le faire, au

 Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieurVerset 22

Je ne suis pas en conflit avec la loi morale de Dieu mais le problème est décrit au 

Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais.Verset 15

Et je me trouve piégé dans ce dilemme, ce conflit entre les intentions. C’est ce qui se passe dans ma vie. Paul nous parle d’une très importante chose aux 

Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne.  Et maintenant ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi.Versets16-17

Il semble c’est une belle excuse : ce n’est plus moi qui le fais, mais c’est le péché qui habite en moi. Je fais mal mais ce n’est pas moi, c’est ce qu’on appelle le péché qui le fait ; je n’y suis pour rien.  Je me souviens quand j’étais professeur en Angleterre, dans la salle de classe à l’école, quand un élève faisait une bêtise, il me regardait directement dans les yeux en disant « ce n’était pas moi monsieur …. et je lui demandais pourquoi il avait fait cette bêtise, il ripostait en s’excusant « je ne sais pas, c’est cette chose en moi qui le fait, ce n’est pas moi, je ne sais pas pourquoi je le fais, c’est cette chose en moi qui le fait ».   Imaginez si je viens à vous à la fin du culte et je vous donne un coup de poing et je me justifie en disant :  ce n’est pas moi, c’est le péché en moi qui l’a fait. Acceptez-vous cela ? Surtout si je le refais, vous allez peut-être penser que je suis fou ou bizarre, anormal ou dérangé.

Imaginez-vous vous êtes sur la route roulant tranquillement et une voiture s’arrête soudain devant vous causant beaucoup de dégâts, et le conducteur vous dit : ce n’est pas moi, c’est cette chose en moi qui a fait ça, pas moi. Ne me le reprochez pas, je n’y suis pour rien.

Ce que Paul veut nous dire quand il écrit « ce n’est pas moi qui le fais » c’est qu’il y en nous cette nature qui va contre la loi morale de Dieu.

Il s’agit d’un principe trop fort pour moi de contrôler.

Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.
 Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ;
mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres.Versets21-23

Cette loi est appelée la loi du péché qui travaille en moi et elle est plus forte que moi. Comme la loi de la gravité : Si je me mets sur le toit d’un gratte-ciel et je me jette et si j’ai de la chance et on me trouve encore vivant on me demande pourquoi je me suis précipité pour ma chute et je réponds : ce n’est pas moi, c’est cette chose en moi qui m’a poussé et c’est la loi de gravité qui a causé ma chute.

Paul dit qu’il y a quelque chose en travail en moi, la chair la nature en moi, ma nature pécheresse qui est soumise à la loi du péché.  Nos parents nous ont enseigné de faire le bon et d’éviter le mal.  Nos maîtres à l’école ont fait pareil.  Il faut faire le bien et éviter le mal.  Mais c’était toujours plus intéressant de faire le contraire de ce qu’on nous demandait.  Je me rappelle les choses que je faisais soit à mes camarades soit à mes professeurs.  C’était plus amusant de faire le mal. Pourquoi ? Parce que j’ai cette nature qui est soumise à la loi du péché, la loi du péché, qui est dans mes membres.

D’un côté je vois la loi de Dieu qui révèle le caractère de Dieu, elle est bonne, juste et sainte. Mais il y a cette loi pécheresse qui résiste à la loi de Dieu, qui est contre le caractère de Dieu. Il s’agit d’une guerre civile bien présente en moi, dans mon cœur, dans mon âme.

C’est ce qu’on appelle la chute humaine, l’humanité échouée. Quelque chose s’est passée et en conséquence je me trouve dans cette condition humaine échouée.

Si vous ne croyez pas en ça, vous allez peut-être essayer de vous embellir, vous allez essayer de vous affiner, de vous améliorer de vous perfectionner…en faisant des promesses à Dieu en lui disant que vous allez faire le bien et éviter le mal.

Mais malgré toutes vos bonnes intentions vous allez échouer par votre propre force, même si vous avez une grande envie de changer.

Vous arrivez peut-être à vous faire des illusions mais pas à Dieu ; vous ne pouvez pas désillusionner Dieu. Ce n’est pas en observant la Loi que quelqu’un devient juste devant Dieu. En effet, la Loi fait seulement connaître le péché.

Même si la loi est bonne, la Bible dit que :

Car personne ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi…Romains 3.20

Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous.Jacques 2.10

Dieu sait exactement la corruption du cœur humain, de nos cœurs. Ne blâmez pas le diable pour vos péchés.

Ne dites pas : c’est le diable qui a fait ça, c’est le diable qui me pousse à faire le mal.

Attention ! Le diable est bien entendu actif et il est la source et la racine de tout mal. Il est derrière la chute de l’homme.

Mais on lit en Jacques chapitre 1 : 14

Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise.

Le problème c’est mon propre désir.  La tentation est attrayante, séduisante. Seriez-vous séduits de vous mettre au milieu d’une route aux heures de pointes ? Par définition nous sommes tentés par ce qui nous séduit et si nous nous laissons tentés, on chutera bien entendu. La corruption de notre cœur répond à la tentation. La plupart des péchés sortent de notre cœur.

Pourquoi je fais le mal c’est parce que je veux le faire. Tant que nous disons ce n’est pas moi mais c’est le diable nous nous mentons à nous-même, nous nous faisons des illusions. C’est la nature, c’est la chair qui lutte contre la loi de Dieu … qui me rend captif de la loi du péché.

Vous êtes venus ce matin pour être encouragés mais me voici vous dire que nous tous, nous sommes corrompus. Il est important de comprendre cela : Comprendre le diagnostic pour trouver le bon remède. Paul nous donne le bon diagnostic, la corruption du cœur humain.

Heureusement, il y a aussi une autre vérité, pour le Chrétien.  Quand on devient chrétien le Saint Esprit vient vivre en nous.

Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.  Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.Romains 8 : 9

Nous sommes chrétiens grâce à l’esprit qui vit en nous.

On est chrétien quand on reçoit le saint esprit c’est Le Saint Esprit qui nous fait chrétiens. Si le saint esprit vit en nous il est l’opposé de cette nature corrompue en nous.

L’esprit nous donne cette envie de « vouloir et de faire selon son bon plaisir » Philippiens 2 et verset 13 : « car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. Selon une autre traduction : Car c’est Dieu qui agit pour produire en vous la volonté et l’action, selon son projet bienveillant.

Et encore en Romains 8 : 2 

En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.

L’esprit de vie m’a libéré du péché, m’a libéré de la mort. La vie de Dieu en moi neutralise la loi de péché et de mort.

Toi et moi, nous n’avons pas le pouvoir, nous n’avons pas les ressources pour aboutir à cette perfection demandée par Dieu.

Les résolutions, nos bonnes intentions ne sont pas suffisantes.

Les commandements sont pour nous juger, nous accuser selon le caractère de Dieu, qui est seul parfait. Les commandements crient à haute voix que nous avons tous péché contre Dieu et nous sommes privés de la gloire de Dieu.

Il n’y a ni miséricorde ni grâce divine.   Les commandements ne nous offrent pas de liberté.  Les commandements ne nous libèrent pas. On a besoin d’une autre force.

Paul décrit comment on essaie de vivre par nos moyen Romains 7 :

Sans Dieu, sans Jésus, sans l’esprit saint : juste moi, Il m’est impossible de vivre et de lutter contre la loi du péché.

V 24

Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ?

Le qui ici c’est une personne pas une chose.  Car il ne s’agit pas d’une technique, ni d’une recette mais il dit QUI, qui la personne QUI … Qui me délivrera du corps de cette mort ?…

Et la réponse c’est : Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur !...

Il n’y a pas de réponse en moi-même. C’est Jésus Christ qui me délivre du corps de la mort.

Les commandements deviennent des promesses.

Les commandements disent : Tu ne tueras pas. Jésus te dit, parce que je vis en toi, tu ne tueras pas.

Les commandements disent : Tu ne commettras pas d’adultère. Jésus qui vit en toi te dit :  Tu ne commettras pas d’adultère.

Les commandements disent : Tu ne commettras pas de vol. Jésus te dit : Tu ne commettras pas de vol

En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. Car-chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit.Romains 8 : 2

C’est la vie de Jésus en moi qui m’a libéré. Ce n’est pas quelque chose ni comment, mais il nous faut une personne pour nous libérer de la loi du péché et de la mort.

La réponse se trouve en Jésus.

Cette loi de l’esprit non seulement neutralise la loi du péché mais elle va plus loin, elle est plus forte que la loi du péché, elle me donne la force de voler dans l’esprit.

Quand un avion va contre la loi de la gravité, l’avion n’annule pas la gravité.  La loi physique de la gravité est toujours là, présente attendant toujours que l’avion perde une aile ou manque d’essence.  Celle loi est toujours active en nous.

C’est une vraie lutte durable tant que nous sommes dans la chair.  Cette nature ancienne n’est pas morte.

Comme Paul dit en Galates 5 :17

Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

C’est une bataille constante, une bataille quotidienne.  La vérité c’est que je ne suis pas capable de surmonter cette gravité du péché, je ne peux pas voler mais c’est l’esprit qui me porte sur ses ailes.

Au lieu de demander à Dieu de nous donner la force pour combattre le péché confions-nous en Lui car Il est lui-même notre force.

La promesse de Dieu ce n’est pas qu’il vous donne la force de voler pour ne pas chuter mais Il promet de vous porter sur ses ailes.

On ne peut pas vivre sans Lui, on ne peut rien faire sans Lui.  C’est par notre union avec Lui que nous pouvons voler.  C’est seulement par notre relation intime avec le Christ que nous puissions vivre ; c’est par la relation active avec Le Christ que nous grandissons dans notre foi.

Le Seigneur est ma force.  L’Éternel est ma force, le rocher.  Cela ne veut pas dire que nous devenons passifs. Romains 8 :

Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit.

La question qu’on se pose est la suivante : comment pourrions-nous marcher, vivre selon l’esprit ?  La réponse se trouve en verset 5 : [su quote]Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit.[/su_quote]

Et selon une autre version :

En effet, les hommes livrés à eux-mêmes tendent vers ce qui est conforme à l’homme livré à lui-même. Mais ceux qui ont l’Esprit tendent vers ce qui est conforme à l’Esprit.

Repentir c’est aussi changer l’esprit. Paul dit ici que l’esprit joue un rôle primordial dans notre vie chrétienne. Ce n’est pas une attitude psychologique mais plutôt spirituelle.

Romains 12 : 2

Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence (de l’esprit), afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

Comment peut-on être transformés par le renouvellement de l’esprit ? C’est en vivant en intimité avec le Seigneur, en lisant sa parole, en écoutant sa voix.  Que notre esprit soit renouvelé par la parole de Dieu.

Psaumes 119 

Comment puis-je avoir une vie pure ?  C’est en me conformant à ta parole … Je garde ta parole tout au fond de mon cœur pour ne pas pécher contre toi.  Que cette parole devienne intégrée dans mon cœur dans ma vie.

En résumé avoir la victoire dans notre marche avec le Seigneur c’est tout d’abord Le Saint Esprit vivant et actif en nous, mais c’est aussi avoir les yeux fixés sur les choses d’en haut.

Mais vous êtes aussi ressuscités avec Christ : recherchez donc les réalités d’en haut, là où se trouve Christ, qui siège à la droite de Dieu. De toute votre pensée, tendez vers les réalités d’en haut, et non vers celles qui appartiennent à la terre.  Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu.Colossiens 3

Est-il possible qu’un chrétien tombe dans le péché ? La réponse c’est oui.

Est-il juste, ou justifié qu’un chrétien tombe dans le péché ? La réponse c’est non.

Alors comment ce qui est péché devient-il possible pour le chrétien ? En effet, ceux qui sont livrés à eux-mêmes tendent vers ce qui est conforme à l’homme livré à lui-même. Mais ceux qui ont l’Esprit tendent vers ce qui est conforme à l’Esprit.

Ne laissez pas votre esprit se pencher vers ce qui déplaise au Seigneur car si l’esprit chute le corps chute aussi.

C’est vrai que c’est la loi de l’Esprit qui nous donne la vie dans l’union avec Jésus-Christ qui t’a libéré de la loi du péché et de la mort. Mais vivre en Christ c’est se laisser conduits par l’Esprit.Romains 8 : 2

Je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste.1 Jean 2 : 1.

Nous vivons dans un monde plein d’attractions et de tentations. Il y a le diable, il y a l’homme ancien en moi et il y a aussi le monde autour de moi.

Nous sommes appelés à nous séparer du monde tout en étant dans le monde.  Jésus a prié pour ses disciples en disant :

Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.

En lisant sa parole, en écoutant sa voix et en croyant dans ses promesses nous avons la victoire sur la nature pécheresse.

. Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair.  Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu.Romains 8 : 12-14

Sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péchéRomains 6 : 6

Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.2 Corinthiens 5 : 17

Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez.Romains 8 : 13

La nature ancienne est morte, elle a été crucifiée.  Je deviens une nouvelle créature en Christ.  Et si je vis selon l’esprit, si mes yeux sont fixés sur celui qui m’aime, j’ai cette victoire dans ma vie chrétienne.

Si tu n’as pas encore reçu le Seigneur dans ton cœur, tu peux le faire maintenant.  Si tout ça c’est un peu trop compliqué pour toi ce matin, le cadeau que Dieu t’offre par contre est très simple.

Reçois cette vie nouvelle en Christ qui te libère, qui te délivre du corps du péché et de la mort.  Tu ne deviendras plus esclave du péché mais une nouvelle créature.

Une simple prière remerciant le Seigneur qui t’a réconcilié à lui.  Demande que Jésus Christ règne sur ta vie et qu’il vive dans ton cœur par le Saint Esprit.

À partir du moment où tu reçois Jésus comme sauveur et Seigneur, Jésus entre dans ta vie.  Tu es réconcilié avec Dieu et tu es dorénavant son enfant. Tes péchés sont pardonnés. Tu as la vie éternelle. Tu commences une nouvelle vie en connaissant Dieu personnellement.

Demeurer en Christ c’est lire sa parole, prendre le temps de profiter de sa présence et se laisser guider par Lui.

1 Jean 5 v. 11

Et voici ce témoignage, c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils.

Où est mon trésor?

Lecture biblique : Matthieu 6.19-34 (Pour lire le texte, cliquez ici)
Ne cherchez pas à posséder beaucoup de richesses sur la terre. Là, les insectes et la rouille détruisent tout. Les voleurs entrent dans les maisons et ils volent. Mais cherchez à posséder beaucoup de richesses auprès de Dieu. Là, les insectes et la rouille ne détruisent rien, les voleurs n’entrent pas et ils ne peuvent pas voler.

Oui, là où tu mets tes richesses, c’est là aussi que tu mettras ton cœur.

Les yeux sont la lampe du corps. Donc, si tes yeux ne sont pas malades, ton corps tout entier est dans la lumière. Mais si tes yeux sont malades, ton corps tout entier est dans la nuit. Alors, si la lumière qui est en toi est comme la nuit, ta nuit est bien noire!
Personne ne peut servir deux maîtres.

En effet, ou bien il détestera l’un et il aimera l’autre, ou bien il sera fidèle à l’un et il méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent !

C’est pourquoi je vous dis : ne vous faites pas de souci pour votre vie ni pour votre corps. Ne vous demandez pas : “Qu’est-ce que nous allons manger ? Avec quoi est-ce que nous allons nous habiller ? ”

Oui, votre vie est plus importante que la nourriture, et votre corps est plus important que les vêtements.

Regardez les oiseaux. Ils ne sèment pas, ils ne moissonnent pas. Ils ne mettent pas de récoltes dans les greniers. Et votre Père qui est dans les cieux les nourrit ! Vous valez beaucoup plus que les oiseaux !

Ce n’est pas en vous faisant du souci que vous pouvez ajouter un seul jour à votre vie ! Pourquoi alors vous faire du souci pour les vêtements ? Observez les fleurs des champs, regardez comment elles poussent. Elles ne filent pas et elles ne tissent pas.
Pourtant, je vous le dis : même Salomon, avec toute sa richesse, n’a jamais eu de vêtements aussi beaux qu’une seule de ces fleurs.

L’herbe est aujourd’hui dans les champs, et demain on la jettera au feu. Et pourtant, Dieu l’habille de vêtements magnifiques. Vous qui n’avez pas beaucoup de foi, vous pouvez être sûrs d’une chose : Dieu en fera au moins autant pour vous !

Ne soyez pas inquiets en vous demandant : “Qu’est-ce que nous allons manger ? Qu’est-ce que nous allons boire ? Avec quoi est-ce que nous allons nous habiller ? ” En effet, les gens qui ne connaissent pas Dieu cherchent tout cela sans arrêt.

Vous avez besoin de toutes ces choses, et votre Père qui est dans les cieux le sait bien.

Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et ce que Dieu demande. Il vous donnera tout le reste en plus.

Donc, ne vous faites pas de souci pour demain. Demain se fera du souci pour lui-même. La fatigue d’aujourd’hui suffit pour aujourd’hui !

attention : sujet sensible !!! On a du mal à parler de l’argent en France… y compris dans les Églises !

Pourtant, Jésus n’hésitait pas à le faire, et de façon très directe.
C’était même probablement un des sujets qu’il abordait le plus souvent. Pas étonnant, donc, qu’il en soit question dans le Sermon sur le Montagne.

Mais c’est compliqué d’aborder un tel sujet devant une assemblée aussi variée. Je ne connais pas votre bulletin de salaire ni votre patrimoine… et je ne veux pas les connaître !

Mais je sais qu’il y a parmi nous des personnes qui ont du mal à joindre les deux bouts, chaque mois, et que d’autres n’ont pas ce souci parce qu’ils vivent aisément. Peut-on parler de ce sujet de la même façon aux uns et aux autres ?

En réalité, dans les foules qui venaient écouter Jésus, il y avait aussi des pauvres et des riches, et ils ont entendu les mêmes paroles.
Evidemment, elles s’entendent différemment pour ceux qui possèdent beaucoup que pour ceux qui n’ont presque rien… mais les mêmes paroles restent pertinentes pour tous.

Disons-le d’emblée : il ne s’agit ni d’être pauvre ni d’être riche pour plaire au Seigneur.

La question n’est pas là…

Jésus ne s’intéresse pas au fait d’être pauvre ou d’être riche, ni même aux richesses matérielles en elles-mêmes.
Il s’intéresse au type de relation que nous entretenons avec elles.

  • « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. »
  • « Vous ne pouvez servir Dieu et l’argent (Mammon). »
  • « Ne vous souciez pas du lendemain… A chaque jour suffit sa peine. »

Trois formules qui invitent finalement à trois questions qui interrogent notre rapport aux richesses  matérielles :

  • Où est mon trésor?
  • Qui est mon maître?
  • Quels soucis occupent mon esprit?
  • Où est mon trésor?

Le trésor, en grec, c’est thesauros.  Ca a donné en français le verbe thésauriser, c’est-à-dire accumuler, amasser de l’argent qu’on garde pour soi, pour se constituer un trésor.

Jésus nous dit à propos de notre trésor : c’est là que se trouve notre cœur. Ce que nous amassons et gardons pour nous, nous parle de notre cœur…

Quand on est enfant, on a souvent une boîte à trésor, dans laquelle on cache des choses qui n’ont pas forcément une grande valeur marchande mais une forte valeur affective. Et quel drame si l’enfant perd sa boîte à trésor ! C’est comme s’il perd une partie de lui-même.
Parce qu’il y a mis tout son cœur.

  • Où est ma boîte à trésor aujourd’hui?
  • Dans quelles richesses ai-je mis mon cœur?

Dans la Bible, le cœur, c’est le siège de ma vie intérieure. C’est là que se prennent mes choix, que se jouent mes aspirations et mes envies, que se décident mes priorités.

Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur… pour ton salut ou pour ta perte !

Les boîtes à trésor de notre enfance disparaissent quand nous devenons adultes (même si on les garde parfois, par nostalgie)…

Mais cela ne signifie pas que nous n’avons plus, chacun, un trésor, dans lequel nous mettons notre cœur.

Il est différent pour chacun mais peut très bien se retrouver dans un coffre-fort, sur un compte en banque, dans un garage ou une maison…que ce soit la nôtre ou celle de notre voisin…

Où est mon trésor ? Si ce qui compte vraiment pour moi se trouve dans les richesses matérielles, que je possède ou que je convoite parce que mon voisin  les a et moi pas,  alors c’est là que se trouve mon cœur. Or toutes ces richesses, quelles qu’elles soient, peuvent être volées, ou détruites, ou se corrompre…

Et puis, on ne les emmène pas avec nous dans la tombe!

Il s’agit donc d’amasser un trésor dans le ciel, c’est-à-dire auprès de Dieu. Or, ces richesses-là ne sont pas matérielles mais spirituelles. Et quand on parle du ciel, on ne parle pas seulement de demain.

En Jésus-Christ, le Royaume des cieux s’est approché, le ciel est descendu sur la terre. Ce trésor céleste, c’est celui du salut, de la foi, l’espérance et l’amour.

C’est le trésor de la présence de Dieu en nous par son Esprit. Celui de la communion fraternelle entre croyants. C’est le trésor du partage, de la grâce, du pardon donné et reçu. Ce trésor-là, nous pouvons l’amasser aujourd’hui en le partageant !

Et celui-là nous l’emporterons avec nous pour l’éternité.

  • Qui est mon maître ?

Au verset 24 Jésus dit : « Personne ne peut être l’esclave de deux maîtres. »

Mais la métaphore est un peu particulière. Normalement, c’est le maître qui choisit son esclave. Ce dernier n’a rien à dire…

Mais ici, c’est différent. Il semble bien que ce soit l’esclave qui choisisse son maître. Jésus évoque en effet l’éventualité qu’il ait deux maîtres, alors il aimerait l’un et détesterait l’autre… Il doit donc choisir ! Entre Dieu et l’argent il faut choisir.

Mammon est une personnification de l’argent, qui élève les richesses au niveau d’un dieu.

La formule est très forte ! Un dieu, un maître, c’est celui qui décide, celui auquel on obéit, que l’on suit, qui oriente nos décisions, nos choix de vie…

L’argent, les richesses matérielles, ont ce pouvoir !

Vous connaissez peut-être cette citation attribuée à John D. Rockefeller, un des hommes les plus riches du monde en son temps.
Un jour on lui a demandé : « Combien d’argent faut-il pour en avoir assez ? » Et il a répondu : « Juste un petit peu plus ! »

On comprend, à travers les paroles de Jésus, que parler d’argent, dans l’Église ou dans la vie chrétienne, c’est très spirituel. Car les enjeux sont spirituels. C’est d’ailleurs peut-être aussi pour cela qu’on a du mal à en parler…

Il faut bien-sûr être responsable et ne pas faire n’importe quoi avec ses biens. Nous sommes appelés, dans ce domaine comme dans tous les autres, à être de bons intendants…

Mais dans une Église par exemple, est-ce qu’on va limiter nos activités, s’interdire tel ou tel projet important parce qu’on grignote les réserves ?

Le Conseil de notre Eglise, clôture actuellement le budget 2018 et prépare celui de 2019 dans la perspective de l’AG de l’Église. Je l’ai constaté parce que j’ai vu quelques cheveux blancs supplémentaires sur la tête de notre trésorier. Mais est-ce bien spirituel ?

De même, dans notre budget familial ou personnel, quelle part réservons-nous à l’Église, ou à l’œuvre de Dieu, ou à la générosité en faveur de ceux qui en ont besoin ?

Oui, bien sûr, ce sont des questions spirituelles ! Des questions qui disent non seulement quelque chose de notre cœur mais aussi du maître que nous avons choisi.

  • Quels soucis occupent mon esprit ?

La troisième question interroge nos soucis. Les soucis, c’est ce qui occupe notre esprit, ce qui nous préoccupe…

Quand on a beaucoup de soucis, ça se voit sur notre visage. On n’est pas vraiment présent avec les autres mais absorbé dans nos pensées.

Quelle place les questions matérielles occupent-elles dans notre esprit ? Combien de fois dans la journée ou dans la semaine, pensez-vous à la situation de votre compte en banque, à votre lendemain incertain sur le plan professionnel, et donc de vos revenus, au prêt que vous venez de contracter, aux habits que vous devez acheter, à l’entretien de la voiture que vous devez prévoir, à ce que vous devez encore mettre de côté pour financer vos prochaines vacances ?…

Jésus nous invite à nous recentrer sur l’essentiel.

Et la formule qu’il utilise est entrée dans le langage courant, sans que les gens sachent, en général, que c’est Jésus qui l’a prononcé en premier :

A chaque jour suffit sa peine !

Mais il ne s’agit pas seulement d’une invitation à se concentrer sur les difficultés du jour, sans se préoccuper du lendemain. C’est surtout une invitation à la confiance en Dieu pour demain, pour pouvoir nous concentrer sur notre peine, notre travail, notre responsabilité aujourd’hui.

Si on s’inquiète pour demain, on ne sera pas pleinement investi aujourd’hui.

Or, il y a tant de choses à faire aujourd’hui. Tant d’amour à partager, tant de défis à relever, tant de rencontres à faire…

Voilà les soucis qui doivent nous préoccuper en premier lieu ; que ce soit en tant qu’individu, que ce soit nous en tant qu’église.

Car il y a une autre exhortation que Jésus associe à toutes ces considérations à propos de nos soucis :

[/su_quote cite="v.33"]Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice !  [/su_quote]

Voilà ce qui doit nous préoccuper en priorité. Or le Royaume de Dieu nous concerne aujourd’hui, il est à notre porte, dans notre cœur, dans le prochain qui croise notre route.

Si je me préoccupe de mon lendemain, je risque de ne pas me préoccuper du Royaume de Dieu aujourd’hui…

Conclusion

Ces trois questions que nous laisse Jésus peuvent nous aider à évaluer notre dépendance envers les biens matériels :

  • Où est mon trésor?
  • Qui est mon maître?
  • Quels soucis occupent mon esprit?

Et il faut bien avouer qu’on est souvent plus dépendant des richesses matérielles qu’on  veut bien le dire en tant que chrétiens…surtout dans nos pays occidentaux.

Il est donc salutaire de nous poser régulièrement ces questions !

En nous invitant à amasser des trésors dans le ciel, Jésus nous invite à chercher d’abord le Royaume de Dieu.

Un Royaume qui n’est pas pour demain seulement mais dès aujourd’hui, dans la rencontre avec Jésus-Christ, le Roi.

Or, ce trésor, on l’accumule en le partageant, pas en le gardant pour soi.

Alors, où est votre trésor ?

D’après un texte de Vincent Mieville

Deux rois – deux royaumes – deux choix

Matthieu Chapitre 2 (Pour lire ce texte, cliquez ici)
Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem, et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer.

 Le roi Hérode, ayant appris cela, fut troublé, et tout Jérusalem avec lui.

Il assembla tous les principaux sacrificateurs et les scribes du peuple, et il s’informa auprès d’eux où devait naître le Christ.

 Ils lui dirent : A Bethléhem en Judée ; car voici ce qui a été écrit par le prophète :

Et toi, Bethléhem, terre de Juda, Tu n’es certes pas la moindre entre les principales villes de Juda, Car de toi sortira un chef Qui paîtra Israël, mon peuple.

 Alors Hérode fit appeler en secret les mages, et s’enquit soigneusement auprès d’eux depuis combien de temps l’étoile brillait.

Puis il les envoya à Bethléhem, en disant : Allez, et prenez des informations exactes sur le petit enfant ; quand vous l’aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j’aille aussi moi-même l’adorer.

 Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici, l’étoile qu’ils avaient vue en Orient marchait devant eux jusqu’à ce qu’étant arrivée au-dessus du lieu où était le petit enfant, elle s’arrêta.

 Quand ils aperçurent l’étoile, ils furent saisis d’une très grande joie.

Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l’adorèrent ; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

 Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner vers Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

 Lorsqu’ils furent partis, voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, et dit : Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, fuis en Égypte, et restes-y jusqu’à ce que je te parle ; car Hérode cherchera le petit enfant pour le faire périr.

 Joseph se leva, prit de nuit le petit enfant et sa mère, et se retira en Égypte.

Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode, afin que s’accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète : J’ai appelé mon fils hors d’Égypte.

 Alors Hérode, voyant qu’il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléhem et dans tout son territoire, selon la date dont il s’était soigneusement enquis auprès des mages.

Alors s’accomplit ce qui avait été annoncé par Jérémie, le prophète :

On a entendu des cris à Rama, Des pleurs et de grandes lamentations : Rachel pleure ses enfants, Et n’a pas voulu être consolée, Parce qu’ils ne sont plus.

Quand Hérode fut mort, voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, en Égypte, et dit : Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, et va dans le pays d’Israël, car ceux qui en voulaient à la vie du petit enfant sont morts.

Vous avez bien sûr entendu l’histoire des mages.  Aujourd’hui le 6 janvier, on célèbre l’Épiphanie, la visite des mages.  L’Épiphanie veut dire révélation ou manifestation. Le passage dans l’évangile de Matthieu chapitre 2 nous raconte que Jésus s’est révélé, non seulement au peuple d’Israël mais aussi à tous les autres peuples présentés par les mages venant de l’Orient.

Cette visite a eu lieu pendant le règne du roi Hérode.

L’origine des Rois mages est aujourd’hui encore obscure. Certains disent qu’ils étaient savants, riches mais errants. Ces mystérieux personnages alimentèrent l’imaginaire qui enveloppe Noël.  On voit beaucoup de cartes de vœux présentant leur voyage guidé par l’étoile de l’Orient.

Ils cherchaient le « Nouveau Roi des Juifs ». Quand ils ont trouvé l’enfant Jésus dans l’étable, près de ses parents, Marie et Joseph, ils se sont mis à genou devant lui en signe de respect et lui ont offert de l’or, de la myrrhe et de l’encens.

  • l’or célébrait la royauté,
  • l’encens la divinité,
  • et la myrrhe annonçait la souffrance rédemptrice de notre sauveur.

Jésus est venu pour établir le royaume de Dieu.

Le mot « Épiphanie » désigne la manifestation de Dieu aux hommes en la personne de Jésus-Christ, et plus précisément, sa venue dans le monde

 Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.Jean 1 : 12

Les mages, venus de l’Orient, évoquent la dimension universelle du message de l’Évangile. Ils sont venus pour contempler la gloire du Fils unique venu du Père.

Toutes les extrémités de la terre penseront à l’Éternel et se tourneront vers lui ; Toutes les familles des nations se prosterneront devant ta face.  Car à l’Éternel appartient le règne : Il domine sur les nations.Psaume 22 : 27-28

Afin que l’on connaisse sur la terre ta voie, Et parmi toutes les nations ton salut ! Les peuples te louent, ô Dieu ! Tous les peuples te louent.Psaume 67 : 2-3

Toutes les nations que tu as faites viendront Se prosterner devant ta face, Seigneur, Et rendre gloire à ton nom.Psaume 86 : 9

On a ici un acte d’évangélisation : Jésus, bébé commence déjà à attirer les autres nations.

Par contraste, Hérode a refusé d’accepter la venue du vrai roi.  Hérode, centré sur lui-même et sur son royaume, s’est senti menacé en face d’un bébé.  Du moins il a bien cru le prophète :

Et toi, Bethléhem, terre de Juda, Tu n’es certes pas la moindre entre les principales villes de Juda, Car de toi sortira un chef Qui paîtra Israël, mon peuple. 

Malheureusement il s’est arrêté là ; il a refusé d’aller plus loin et par conséquence il a échoué de comprendre que ce bébé allait annoncer un royaume céleste, un royaume pas de ce monde, un royaume spirituel et éternel dont le roi est Dieu même.  Ce bébé manifeste que le temps du Royaume est arrivé.

Dans ce cycle de manifestations, l’Épiphanie joue un rôle très particulier. Dans la nuit de la Nativité, les bergers ont été conduits par la voix de l’Ange vers le nouveau-né emmailloté dans une mangeoire. La voix de l’Ange, c’est la voix de Dieu lui-même qui appelle son peuple et qui le conduit à venir reconnaître le Messie dans l’enfant nouveau-né.

Avec les Mages, c’est différent. Dieu a choisi une étoile pour les appeler à venir.  Ces trois mages venus de pays lointains en suivant une étoile, ont dû passer quelques temps dans leur recherche, leur réflexion et leur désir de progresser dans la connaissance de la vérité.  Ils ont été aidés par la lumière de Dieu, et ils ont fait ce long voyage pour rencontrer le Roi des Juifs qui vient de naître.  Ils ont cherché et ils ont trouvé.

Aujourd’hui des hommes et des femmes cherchent Dieu et comme Dieu a promis : vous me cherchez, vous me trouverez.

Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur.Jérémie 29 : 13

Si l’on a de la bonne volonté pour connaître Dieu on peut parvenir à trouver le chemin vers Lui ; si l’on est fidèle à sa conscience on peut être conduit vers Dieu, non pas parce qu’il se passerait quelque chose de miraculeux mais tout simplement parce que – nous le savons par la foi que nous avons dans l’Écriture.

Au cours des dernières années, des milliers de musulmans ont accepté Christ. Même dans les pays les plus hostiles à l’Évangile ils sont nombreux mais ils vivent souvent leur foi dans le plus grand secret. Et les menaces pour les personnes qui abandonnent l’islam sont réelles.  On a vu et on a écouté quelques témoignages il y a quelques semaines pendant le culte de Portes Ouvertes.

Pour consulter le site de Portes Ouvertes, cliquez ici.

Des milliers et des milliers se sont tournés vers le Christ et adorent maintenant dans les églises souterraines.  Le Saint Esprit les appelle et les guide vers la lumière du Christ comme Il a fait avec les mages. Dieu appelle toujours tout le monde à lui-même. Il n’a pas choisi le peuple juif pour exclure toutes les autres nations. Il les a choisis comme un moyen pour inclure le monde entier.

On sait bien que l’objectif de quelques organismes c’est d’éliminer le Christianisme, en tuant et massacrant les Chrétiens, tout comme Hérode qui voulait tuer le bébé Jésus.  Hérode a échoué ainsi que tout pouvoir qui se dresse contre le message de l’évangile.

Quand les mages aperçurent l’étoile, ils furent saisis d’une très grande joie, car ils allaient rencontrer le Vrai Roi.  Par contraste, Hérode en entendant les mages et la prophétie, était bouleversé, troublé. Hérode a cherché la vérité mais il a refusé de l’accepter……Il l’a cherchée mais il voulait l’éliminer. Des peuples se révoltent toujours contre Dieu, contre l’évangile, l’évangile qui leur offre le salut, la paix et la vie éternelle. Des peuples aveuglés par la haine, faute de grâce, faute d’amour.

Chaque homme et femme est libre de chercher Dieu mais c’est Le Saint Esprit qui les guide. Dieu a créé l’homme à son image, et cette image de Dieu qui repose dans l’homme rend l’homme non pas seulement capable de rencontrer Dieu mais vraiment désireux de rencontrer Dieu. Saint Augustin a dit :

  • Crois et tu comprendras ; la foi précède, l’intelligence suit.

Et Blaise Pascal a cité :

Il y a un vide en forme de Dieu dans le cœur de chaque homme qui ne peut être rempli par aucune chose qui ait été créée mais seulement par Dieu, le Créateur, qui s’est fait connaître aux hommes par Jésus.

Il fait toute chose bonne en son temps ; même il a mis dans leur cœur la pensée de l’éternité, bien que l’homme ne puisse pas saisir l’œuvre que Dieu fait, du commencement jusqu’à la fin..Ecclésiaste 3:11

Et nous voilà aujourd’hui nous sommes des disciples du Christ parce que le Mystère qui avait été caché a été dévoilé dans le Christ.

C’est par la grâce que nous avons été associées à la Promesse et à l’Alliance ; c’est parce que nous avons été gratuitement introduits dans ce Mystère d’Alliance que nous pouvons à notre tour nous reconnaître dans Jésus, le Messie de Bethléem. C’est par notre acte de foi dans le Christ, que le salut nous est donné dans l’enfant couché dans une mangeoire.  Et comme l’ont compris les mages, nous aussi inévitablement nous découvrons et nous comprenons que l’amour infini de Dieu est offert à tous les hommes.

Nous sommes tous invités à entrer dans ce Royaume.  Si ce matin, il y a quelqu’un ici qui n’a pas encore accepté le plus beau cadeau de Noël, l’étoile est toujours là, suis-la et viens trouver Jésus qui t’attend.  Tu vois l’étoile et comme les mages tu seras saisi d’une très grande joie.

Quand les mages sont entrés dans la maison, ils ont trouvé le petit enfant avec Marie, sa mère.  Jésus n’est pas tombé du ciel comme un extraterrestre, mais plutôt emmailloté dans notre humanité. Il est maintenant avec nous en famille.  Et si nous sommes invités à lui rendre hommage, c’est en famille qu’on le fait. Les mages l’ont adoré dans la maison, dans l’étable, certainement pas digne d’un roi. On lui rend hommage, on l’adore en famille avec des frères et des sœurs partageant tout ce qu’on a avec Jésus, Le Roi des rois et Seigneur des seigneurs.

Deux royaumes, deux rois et par conséquent deux choix. La route des mages ou le chemin d’Hérode. La joie de suivre Jésus ou la distraction du monde qui nous entoure.

Par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort a passé sur tous les hommes, parce que tous ont péché .Épître aux Romains 5

J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives.Deutéronome 30 :19

Hérode a refusé de s’humilier devant le Roi des rois, le Seigneur des Seigneurs Jésus, et aujourd’hui, Jésus-Christ te met face à un choix. Qui que tu sois aux yeux des hommes, riche ou pauvre, humilie-toi devant Jésus-Christ. Brise ton orgueil et donne-lui toute ta vie. Accepte de perdre le contrôle de ta volonté, afin d’entrer dans son Royaume d’amour, de paix, de joie, et d’hériter la vie éternelle !

Dans Matthieu 5 :14-16, Jésus dit : 

Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée… Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

Nous sommes l’étoile qui devrait guider, pointer vers, désigner Jésus.  Nous rencontrons tous les jours des hommes et des femmes ayant beaucoup de questions, qui sont peut-être à la recherche de Dieu.  Notre mission c’est de leur montrer Jésus et son Royaume.

Lève-toi, sois éclairée, car ta lumière arrive, Et la gloire de l’Éternel se lève sur toi.
Voici, les ténèbres couvrent la terre, Et l’obscurité les peuples ; Mais sur toi l’Éternel se lève, Sur toi sa gloire apparaît.
Des nations marchent à ta lumière, Et des rois à la clarté de tes rayons.Esaï :60 : 1-3