Christ, notre juge

Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.Jean 3.17
Car l’Éternel est notre juge, L’Éternel est notre législateur, L’Éternel est notre roi: C’est lui qui nous sauve.Ésaïe 33.22

Que peut signifier pour nous ce rapprochement entre juge et sauveur? Dans ces deux versets, les deux fonctions ne sont pas dissociées. Jésus révèle comment Dieu redéfinie, selon ses termes, la notion de jugement : Oui, notre sauveur est aussi notre juge.
Cela signifie avant tout qu’il prend la main sur nos jugements ce qu’on porte et ceux qu’on reçoit. Et c’est parce que nous sommes jugés selon ses critères que nous sommes sauvés.

Qu’est-ce qu’un juge ?

Le cœur est tortueux par–dessus tout Et il est incurable : Qui peut le connaître ? Moi, l’Éternel, j’éprouve le cœur, Je sonde les reins, Pour rendre à chacun selon ses voies, Selon le fruit de ses agissements.Jérémie 17.9-10
Un juge discerne pleinement une situation

Êtes-vous vraiment capable de juger de votre situation ? Très souvent on se perd dans toutes sortes de spéculations…
Christ a montré à la croix que la position de Dieu est très différente. Il est le juge ultime parce que sa position lui permet de saisir et d’évaluer la nature réelle de chacun de nos actes, ce que nous avons du mal à faire.
Tombons-nous dans la facilité de nous attacher à notre propre jugement en le collant à la bouche de Dieu au lieu de nous soumettre au jugement réel du Dieu vivant, celui qui se révèle en Christ ?

Christ, le jugement insolite de Dieu

Mettez vous à la place de cette femme…

 Alors les spécialistes de la loi et les pharisiens amenèrent une femme surprise en train de commettre un adultère. Ils la placèrent au milieu de la foule  et dirent à Jésus: « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes. Et toi, que dis-tu? »
Ils disaient cela pour lui tendre un piège, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus se baissa et se mit à écrire avec le doigt sur le sol.
Comme ils continuaient à l’interroger, il se redressa et leur dit: « Que celui d’entre vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. » Puis il se baissa de nouveau et se remit à écrire sur le sol. Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience ils se retirèrent un à un, à commencer par les plus âgés et jusqu’aux derniers; Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu.

Alors il se redressa et, ne voyant plus qu’elle, il lui dit: « Femme, où sont ceux qui t’accusaient? Personne ne t’a donc condamnée? » Elle répondit: « Personne, Seigneur. » Jésus lui dit: « Moi non plus, je ne te condamne pas; vas-y et désormais ne pèche plus. » …
Jésus leur parla de nouveau. Il dit: « Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura au contraire la lumière de la vie. »Jean 8.3-12

Une tournure inattendue : pardonné sans avoir subi de peine !

Est-ce que votre propre situation vis-à-vis de Jésus ?
C’est tout le
paradoxe de la croix. Jugement inacceptable pour nous humains, il doit forcément il y avoir autre chose en Dieu, le Père peut-être

En effet, tout comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, le Fils aussi donne la vie à qui il veut.Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père.
Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé.

En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et qui croit à celui qui m’a envoyé a la vie éternelle; il ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.Jean 5.21-24

C’est sa Parole contre toutes les autres

Le jugement selon Dieu vous paraît difficile à avaler? C’est justement cette confrontation que Jésus-Christ est venu manifester :

le jugement des hommes (qui mène à la mort)
VS.
le jugement de Dieu (qui mène à la vie)

La croix montre qu’il a pourtant le dernier mot. Il a englouti notre jugement dans le sien.

de quelque manière que notre cœur nous condamne : Dieu est plus grand que notre cœur et connaît tout.1Jn 3.20
Dieu est seul apte à déterminer la manière dont nous sommes sauvé.
C’est vraiment quelque chose de spécial d’avoir le Christ comme (unique) juge. Le jugement de ce juge nous colle à la peau et finit par devenir notre compagnon de route. Au travers du jugement de Christ, c’est une nouvelle humanité que nous nous découvrons, une nouvelle réalité dans notre vie de tous les jours…

Le jugement de Christ dans notre vie

Revenons sur la conclusion étonnante que Jésus adresse à cette femme surprise en adultère  : Il ne la condamne pas et l’exhorte : “va, et ne pèche plus!”

Pensez-vous que cette femme n’ait plus péché? Je ne pense pas…

Le jugement de Dieu, une menace ? Vraiment ?…

La phrase de Jésus ouvre en fait, plutôt, des opportunités. Une invitation. C’est une véritable libération, une nouvelle option qui s’offre à elle :
« maintenant, nous allons pouvoir avancer ensemble », « mon jugement ouvre d nouvelles perspectives dans ta vie » … « crois seulement et tu vivras »

Il dit: « Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura au contraire la lumière de la vie. »Jean 8.3-12

Trop souvent nous nous condamnons nous-même (une petite voix?); nous passons plus de temps, soit à justifier, soit à enfoncer notre attitude; dans d’autre cas, nous préférons taire toute réflexion, pour nous retrouver à batailler à l’aveugle dans le brouillard.

Dieu est venu en personne mettre un terme à cette lutte aveugle de l’auto-justification. Il remplace une sentence par une présence. Un peu comme avec cette femme, il dit: « tu es là, moi je suis là aussi, et bien continuons ensemble »

Aujourd’hui, les hommes et les femmes oscillent entre un sentiment de culpabilité fataliste, ou bien un acharnement à le jugement des autre. L’individu se retrouve, dans tous les cas, en suspension dans le vide qu’il se crée.

Pour ma part, j’ai un juge, c’est le Christ

Le jugement du Christ écarte chacun de ces états d’esprit. En lui, la question de la culpabilité ne se porte plus puisqu’il la porté lui-même. Je ne regarde plus mon nombril, mais lui, le Dieu vivant et présent. Je guette sa présence. Je ne suis plus seul, mais, comme cette femme adultère, en fasse d’un réel sauveur. Il m’accompagne désormais, et si une pensé de jugement (envers moi ou quelque chose autour de moi) traverse mon esprit, je le laisse, lui, prendre la parole à ce sujet. Jésus-Christ est mon garant, il est mon juge.

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